Je viens de recevoir un caviste, client de longue date venu refaire son stock des différentes références que je propose. Lors de la discussion qui ne manque pas d'arriver lorsque ce passionné vient chez nous, il a été question de l'image des Bordeaux dans sa région, en l'occurrence la vallée de la Loire.
Vous pouvez vous en douter, elle n'est pas très bonne. Certes, on peut dire que c'est aussi une région productrice et qu'il y a une sorte de chauvinisme local bien compréhensible.
Malheureusement, je ne pense pas qu'il s'agisse de la principale cause du désintérêt pour les vins de Bordeaux dans notre pays.
Chaque fois que je sors, je fais la même constatation en écoutant ou en observant les gens. Beaucoup évitent Bordeaux quand ils ne critiquent pas ouvertement.
Les qualificatifs qui reviennent très souvent sont "cher" et "pas bon".
Je précise toutefois que la clientèle en question est celle visée par les "petits Bordeaux" et pas celle des grands crus.
Bien-sûr, il y a les habitués, ceux qui consomment une marque et qui lui font pleinement confiance. Heureusement, il y en a et finalement ils sont assez nombreux.
Mais je parle de l'approche que les gens ont vis-à-vis des vins de la région. Très souvent, lors de dégustations, j'ai vu
les consommateurs se détourner des Bordeaux et passer du Côtes du Rhône aux vins du Sud-ouest ou du Roussillon, pourtant plus chers, en "sautant" le Bordeaux. Parfois, les gens sollicités pour un
Bordeaux le refusent carrément.
Est-ce un effet de mode ? Peut-être.
Mais au-delà de l'autosatisfaction des responsables des appellations concernées, il y a un vrai problème.
Je pense que Bordeaux a tué la poule aux œufs d'or ; ou du moins la poule est tellement en mauvaise santé qu'elle ne peut plus pondre, pas même des œufs normaux.
Que faire pour redresser la situation ?
C'est difficile à dire. Sûrement se remettre en question et faire des efforts, des vrais. Mais Bordeaux, c'est un peu comme la France. On sait qu'il y a un problème mais on n'est pas d'accord pour que les efforts passent pas soi-même.
Dans mon coin, je n'ai pas l'impression de démériter car j'ai le sentiment que les amateurs de mon type de viticulture
sont de plus en plus nombreux.
Il faut vaincre le courant contraire que nos appellations locales ont elles-mêmes généré. C'est un peu plus dur que dans l'eau parfaitement calme.
J'en arrive à me poser une question : est-ce l'appellation qui compte ou tout simplement la marque présente sur la
bouteille ?
Pour ma part, j'opterais plutôt pour la seconde solution. C'est du moins comme cela que je positionne nos vins. Ils sont avant tout nos vins, certes issus de leur région, celle qui les a fait
naitre, mais aussi et surtout de mon cœur, mon âme et ceux de Jean-Michel.

















Après le dernier
traitement du week-end dernier, il a plu dès lundi et mardi. Les 21 mm associés à des températures assez basses n'ont pas permis de pouvoir repasser traiter avant la prochaine pluie du vendredi;
soit 14 mm supplémentaires. Le cuivre de la dernière fois était lessivé depuis longtemps avec l'impossibilité de repasser.













