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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:38

Etant donné le nombre de cuves cette année, nous avons entrepris le premier décuvage en famille, en profitant des vacances scolaires.

Les dernières dégustations avaient fait penser que le vin était arrivé à son meilleur équilibre et qu’il était temps de séparer vin et marc.

Maintenant que les enfants sont grands, ils sont moins souvent là pour aider. Par contre, quand ils aident c’est efficace et souvent pour prendre la place des parents dans les travaux les plus lourds.

Cette année, la nouveauté c’est la présence dans la cuve d’une « pas tout à fait de la famille mais presque ». Chloé, la petite amie de Thomas depuis presque 5 ans maintenant et par ailleurs étudiante en droit, s’est jointe à nous pour ce décuvage.

Premier décuvage

Chloé, on la connait depuis qu’elle était bébé. Les enfants s’étaient un peu perdus de vue puis, un beau jour, on l’a vue réapparaitre dans notre environnement.

On ne sait jamais de quoi demain sera fait, mais les choses semblent bien parties pour qu’elle reste longtemps dans notre environnement !...

Autant dire qu’on était assez nombreux pour une seule cuve.

Les rendements étaient tellement faibles qu’il n’y a eu qu’une seule cuve de Merlot.

On a donc décuvé tous les Merlots dans une seule matinée.

Chez nous, c’est toujours le même mode opératoire.
Une personne dans la cuve qui sort le marc à la fourche.


A l’extérieur, contre la porte il y a un porteur de hotte qui transfère ce marc jusqu’au pressoir.

De loin, c’est un peu fastidieux mais c’est surtout très simple et respectueux de la vendange.

C’est donc Thomas qui s’est chargé de cette activité physique.

Premier décuvage

Du coup, Jean-Michel et moi sommes restés un peu hébêtés, ne sachant quoi faire.

Heureusement dans un chai ou une exploitation viticole, il y a toujours du travail ; ne serait-ce que du nettoyage.

Le chantier de décuvage n’a donc pas duré trop longtemps. La cuve vidée est redevenue propre en peu de temps et déjà prête pour l’an prochain. En souhaitant retrouver des bases de rendement plus conformes à la moyenne.


Maintenant, il reste encore Cabernet et Petit-Verdot. Ils ne sont pas encore rendus au « bon stade » pour être décuvés. On continue donc de les déguster régulièrement pour évaluer au plus juste le moment où il faudra ressortir la hotte et la fourche.

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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