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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 09:59

Avec la fin de fermentations malolactiques, le vin est maintenant entré dans une nouvelle phase de sa vie, c’est-à-dire l’élevage.

Les sédiments divers et variés les plus lourds ont précipité au fond de la cuve à la faveur de températures fraiches.

Il faut donc soutirer les cuves pour récupérer le vin fin. Une fois que la cuve a été vidée, il reste donc toutes les lies à évacuer et qui serviront à s’affranchir d’un impôt (un de plus) en nature appelé « prestations viniques ».

Pour le compte de l’état, un distillateur récupère l’alcool (à destination industrielle) contenu dans les sous-produits de la vinification (lies et marcs). La quantité d’alcool à fournir dépend de notre production.


Une fois que les lies sont évacuées, il reste alors à nettoyer les cuves. C’est sûrement le moment le plus fastidieux et aussi le plus long de notre métier. De l’extérieur, les gens n’imaginent pas le temps qu’il faut passer au nettoyage !

S’occuper des vins

La photo jointe montre ce qu’est vraiment une cuve vidée lors du premier soutirage.

Il y a les levures mortes, des fragments de pulpe et de peaux de raisins, des précipitations de tartre,…

Et encore, chez nous il n’y a pas de désinfection ou stérilisation des cuves comme c’est le cas dans beaucoup d’endroits. Notre vin est issu de grappes « fortes », produites par des ceps « forts » eux aussi et qui ont poussé sur un terroir sain et vivant. Donc, notre vin n’est pas sensible aux affections diverses et variées et pour lesquelles la seule solution envisagée est la stérilisation de tout le matériel vinaire sans se demander si tout cela ne vient pas finalement d’une viticulture mal réfléchie.

Mais c’est une autre histoire…

Evidemment, au fur et à mesure de l’élevage, la quantité de lies va diminuer.

Pendant l’hiver, en profitant des températures froides dans les chais par des portes ou fenêtres ouvertes, on favorise les précipitations tartriques qui de ce fait ne se feront pas, ou beaucoup moins en bouteilles.

Et à la fin, juste avant la mise en bouteille, la cuve sera pratiquement indemne de lies lors d’un soutirage.

Pour le moment, on n’y est pas encore…

Il faut donc passer le jet d’eau, frotter et frotter encore !

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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