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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 19:05

Hier, c’était la Chandeleur. On en a profité pour faire des crêpes. Chacun de nous a sacrifié à la tradition de faire sauter une d’elles avec une pièce dans la main ; histoire de faire venir l’argent dans l’année à venir. On ne sait jamais…

Ce fut l’occasion pour Jean-Michel de revivre quelques souvenirs d’enfance car sa maman était une très bonne cuisinière et a fait dans sa vie trop tôt interrompue de milliers de crêpes pour ses deux fils lorsqu’ils étaient enfants et même adolescents. Les petits enfants n’en ont que trop peu profité.

La maison n’avait pas vraiment senti l’odeur des crêpes depuis le début de notre aventure.

Celles que nous avons faites avaient donc une dimension émotionnelle particulière.

Elle furent appréciées.

Je dois dire que de mon côté, je ne suis pas en reste car les crêpes sont aussi ancrées dans la tradition familiale. Avec la moitié de mes origines en Bretagne, je peux difficilement y échapper.

Par contre, l’histoire des miens est sûrement plus liée à ce petit disque de pâte qu’on pourrait le croire.
En effet, mon arrière-grand-père a été tué en 1914. Il paraitrait qu’il fut l’un des premiers morts du conflit. Sa veuve est restée avec des enfants à élever dont ma grand-mère. C’est en faisant des crêpes qu’elle a pu les nourrir.

Ma grand-mère, très marquée par cette disparition est restée persuadée toute sa vie que le soldat inconnu de l’Arc de Triomphe était en fait son père.

Autant dire que les crêpes, c’est donc une histoire familiale !

Je n’ai pas la prétention de faire les meilleures du monde, mais au moins elles sont légères et fines.

On peut donc en manger sans trop de scrupules…

Chandeleur

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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