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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:11

En cette période de pousse active de la vigne, c’est surtout l’herbe qui focalise notre attention.

Le week-end dernier, c’était avec la présence de Jean-Michel et de notre fils Thomas, c’était tout notre parc de tracteurs qui était de sortie.

Jean-Michel avait pris l’enjambeur pour le décavaillonnage des vignes à 1 mètre. Thomas quant à lui faisait la même chose mais dans les vignes à 2 mètres.

Enfin, pour moi, c’était le passage des disques avec mon petit tracteur à chenilles.

Chacun dans son coin et chacun concentré à faire le meilleur travail possible.

Chez les campagnes de travail du sol, c’est comme pour la qualité des vins, il y a des millésimes meilleurs que d’autres.

Parfois certaines années, la pluie fait fuir tout espoir de performance. Au contraire, il est des années où tout va bien, comme si on était dans un rêve.

En 2014, pour le travail du sol, on est entre les deux, mais plutôt du mauvais côté. Les pluies incessantes de l’hiver ont rendu le sous-sol très humide rendant le sol lourd et compact tout en favorisant les herbes. Par contre, le relatif temps sec de ces dernières semaines a formé une croute dure en surface.

Arrivant dans cette ambiance, le soc de la charrue fait ce qu’il peut mais pas plus. On est loin du geste auguste du laboureur que l’on a en tête.

Rien de bien grave malgré tout. Simplement, les conditions de labour stressantes pour le chauffeur et pour un résultant tout juste moyen en termes d’efficacité sur les herbes.

Heureusement, nous n’avions pas prévu de faire le concours de la vigne la plus propre de France. De toutes les façons nous n’avions aucune chance face aux autoroutes viticoles que l’on voit encore assez souvent ; même si on se dit qu’on est en 2014 et plus en 1980.


Et puis pour ceux que la biodiversité intéresse, je me dis que les touffes d’herbes qui restent entre les ceps, cela fait un bon repère pour la biodiversité. Moi, vous le savez, la biodiversité je ne m’en soucie pas car je ne l’agresse pas ; je n’ai donc pas besoin d’aller compter combien il en reste après l’avoir tué à coups de pesticides.

Donc, les touffes d’herbes qui restent sous mes rangs de vigne, ont été laissées exprès pour servir de refuge à la biodiversité.

C’est compliqué de laisser ainsi de l’herbe mais quand on aime…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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