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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 14:49

Ces derniers jours j’ai eu l’occasion de recevoir à la maison pour des visites des gens d’horizons si différents que j’ai apprécié de faire ce métier.

Les premiers étaient des amateurs australiens. Ils avaient été aiguillés par des professionnels à l’occasion d’un séjour dans la région. Evidemment, ils n’ont pas franchi les océans uniquement pour moi !...

Malgré tout, je suis toujours impressionnée que des personnes habitant à l’autre bout du monde puisse un jour prendre leur téléphone pour venir à Margueron afin de visiter Champ des Treilles, parler avec moi et déguster mes vins.

La biodynamie expliquée leur est apparue comme une évidence par sa logique, son caractère global et la simplicité de l’approche.

Puis, de fil en aiguille, dans la conversation, on s’est trouvé un ami commun…au Japon ; un autre endroit du monde.

De fait, à l’époque de l’hyper-communication, chacun a pu faire part de cette anecdote à l’autre et ainsi de suite. Ainsi, des mails ont circulé entre chez nous, le Japon et l’Australie. On vit une époque incroyable (au moins de ce côté-là).

Plus récemment, c’est un caviste implanté à Varsovie qui a frappé à ma porte. Autre endroit, autre culture, autre relation avec le vin. Mais toujours, volonté d’être dans la sincérité vis-à-vis du vin et de la nature.

Là-aussi, la biodynamie est apparue comme une évidence à mon interlocuteur.

Le plus marrant ou triste, c’est justement que les praticiens, ceux qui vivent avec la vigne au quotidien, ne sont plus capables de regarder ou d’écouter leurs ceps et la nature qui les entoure.

Les amateurs l’envisagent très bien et entrent très facilement dans ce monde de l’approche symbolique des choses, où tout détail du vivant veut dire quelque chose, a sa propre signification.

Va comprendre…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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