Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 08:31

Nous avons commencé à écouler les premières cuves de Merlot en fin de semaine dernière et les autres viennent de suivre ; dans la foulée.

C’est encore une étape qui se franchit dans la vinification.

Déjà, les cuves de blancs ont fini la fermentation depuis quelques jours. Exit le mout car maintenant, c’est du vrai vin.

Pour les vins de Merlot, il n’y a donc plus de remontages. Les fermentations alcooliques sont longues et cette année, le temps de fermentation et le temps de macération sont identiques car il a fallu attendre un peu avant d’écouler pour que les sucres soient à peu près terminés.

Avec des rendements naturellement faibles, aucun produit oenologique et des levures indigènes, c’est toujours un peu plus long et plus compliqué mais le résultat final n’est évidemment pas le même. Et c’est la raison pour laquelle on a cette philosophie de travail.


Cette année, les écoulages tombent durant les vacances scolaires et c’est donc en partie avec mon grand fils Thomas que l’on a vidé les cuves et rempli le pressoir. Mon rôle à ce stade, c’est d’égaliser la vendange dans le pressoir. Comme je l’ai déjà dit dans le passé, on transfère le marc à la hotte de la cuve au pressoir. Cela pourrait paraitre extrême mais c’est assez rapide et c’est sans conteste la technique la plus respectueuse qui soit. Simplement, la hotte est plus grosse que moi !...

Ensuite, il faut quand même gérer le pressurage et diriger les vins de presse et je retrouve toute mon utilité.

Pour la suite, il restera les Cabernets et le Petit-Verdot. Ce n’est pas moi qui vais décider de leur sort mais eux-mêmes en fonction de la dégustation.

Dans tout mon travail, je n’applique aucune règle préalablement définie. Je m’adapte en fonction des conditions du moment. Pour le vin, c’est uniquement le verre à la main que les décisions se prennent.

Il y a aussi un peu de ressenti et d’expérience, mais rien de véritablement palpable pour pouvoir justifier des choix réalisés. C’est un peu comme Montaigne et La Boétie, « parce que c’était lui, parce que c’était moi ».

Si je suis occupée au point de délaisser quelque peu ce blog, c’est aussi dû au fait que ma petite activité de conseil et formation en biodynamie a pris du développement. Je ne cherche pas en faire un travail véritable. Je vais simplement où les projets semblent intéressants et surtout sincères.

Et comme c’est la passion qui m’anime, je m’investis largement dans les cas qui me sont présentés.

Mais tout cela prend du temps ; surtout que les choses ne sont jamais aussi simples qu’on pouvait les voir de loin.

Cela étant, on apprend un peu tous les jours, même en formant ou en conseillant les gens.

Apprendre soi-même en apprenant aux autres : c’est magique !

Partager cet article

Repost 0

commentaires

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche