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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 08:26

Pourquoi un tel titre me direz-vous?

Vous vous souvenez sûrement de ce film dans lequel il était question de risquer la vie de plusieurs soldats pour aller en sauver un.

J'avoue que la logique élémentaire devrait permettre de ne pas avoir à aller sauver des abeilles tant ces insectes sont indispensables. Pourtant, la réalité est toute autre...

 

J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour ces insectes travailleurs qui, avec la nature, arrivent à fabriquer milles choses dont le miel n'est que la partie la plus connue mais pas forcément la plus intéressante.

 

Je n'ai jamais vraiment envisagé de posséder une ruche sur le domaine. Cependant, cette idée traine dans l'esprit de Jean-Michel depuis plusieurs années.

Je pense qu'un jour, il franchira le pas. Il a déjà lu un livre sur ce sujet; la mise en pratique n'en serait donc que la stricte continuité.

Il semble tenir ce gène de son grand-père qui en a toujours eu. Mais un jour, dans les années 70, la ruche a été renversée et la colonie est morte. Un chercheur de champignon ou un chasseur avait du s'approcher trop près au point de se faire piquer. Fort intelligemment, il a renversé la ruche pour se venger. Depuis, il n'y a plus eu de ruche au Champ des Treilles.

Dommage car j'adore le miel.

 

Si je vous parle aujourd'hui des abeilles, c'est pour une toute autre raison.


Les apiculteurs sont sinistrés par les dommages "collatéraux" de l'industrie chimique, ou plutôt de l'"agropharmacie" pour faire plus scientifique, plus moderne et donc plus respectable.

Donc, ils ont décidé de réagir et se sont organisés pour mieux faire connaître leur métier et ses spécificités. http://www.unaf-apiculture.info

 

Il a donc été créée une charte appelée "Abeille sentinelle de l'environnement" pour sensibiliser les gens à la destruction des populations par les activités humaines. http://www.abeillesentinelle.net/

 

On envisage de positionner des ruches dans des endroits "écologiquement" sensibles pour apprécier la dégradation de l'environnement à travers les abeilles. Je ne sais pas comment va fonctionner l'étude. Va-t-on enregistrer périodiquement la mortalité des insectes pour conclure à un moment donné à une dégradation de la nature? Va-t-on mesurer dans le miel les pesticides utilisés localement pour décider à partir de quel moment le miel devient réellement impropre à la consommation?

Il semble que les abeilles soient beaucoup plus heureuses et plus productives dans le centre de Paris que dans nos vertes campagnes. C'est effrayant pour l'état de nos campagnes.

 

Je ne suis pas en charge de ce dossier à laisser aux scientifiques mais j'ai envie de poser une question à tous les intervenants autres que les apiculteurs car ces derniers ne font que subir les pollutions depuis des années.

Pourquoi ne pas arrêter de dégrader l'environnement au lieu de mesurer comment et à quelle vitesse on le détruit?

J'ai l'impression qu'un enfant de 5 ans se poserait cette question anodine sans qu'on ait besoin de la lui souffler.

 

Rappelez-vous du produit tueur d'abeilles. Pendant des années les apiculteurs l'ont dénoncé sans succès. Ces pauvres gens, qui subissent des centaines de pesticides divers et variés n'ont pas pu accuser ce produit sans raison. Au bout de quelques temps, il a changé de nom et de marque. Là, miraculeusement il est devenu blanc et au dessus de toute critique. Qui pourrait croire cela?

Concernant la santé humaine, que faut-il en penser? C'est un produit qui a été appliqué sur les graines de semence. Lorsque la plante a poussé, les abeilles qui butinent le pollen en meurent ! Et on nous dit qu'il n'y a pas de risque pour notre santé lorsque les graines ont été pressées pour un extraire de l'huile.

C'est impressionnant car à force de le dire, ils doivent même finir par le croire!

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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