Mardi 17 juin 2008

Parmi toutes les traditions, il y a les repas de chasse organisés dans chaque commune au presque.

Parfois, les rivalités entre chasseurs vont au-delà des simples oppositions sur la question d’un sanglier tiré dans une commune et mort dans l’autre.

Chez nous, ces conflits s’exercent aussi sur la table ou plutôt sur la carte du menu lors du traditionnel repas de chasse.


Ni Jean-Michel ni moi ne sommes chasseurs. Par contre, mon beau-père Yves possède ce gène particulier depuis toujours.

Donc, d’une commune à l’autre, il y a une sorte de surenchère quant au nombre de plats lors de ces manifestations.


Yves, pacifiste et amis de tous, est toujours invité. A Margueron, bien-sûr car c’est sa commune, mais aussi par les autres sociétes de chasse locales sans oublier celle de Dordogne où il passe tous ses dimanches d’hiver.

Ce week-end, c’était au tour de Ligueux d’organiser son repas. Ligueux est une petite commune de moins de 150 habitants située à côté de la grande commune de Margueron (400 âmes).

Bien que Ligueux soit équipée d’une salle des fêtes toute neuve et largement surdimensionnée, le repas de chasse a été organisé à…Margueron ! La hache de guerre est enterrée pour cette fois.

Pourquoi ce revirement ? Je ne sais pas, mais quand on sait combien de personnes ces évènements attirent, on peut penser qu’il fallait bien la salle de Margueron (200 pers. assises) pour recevoir tant de monde !

Grâce à Yves, j’ai une fois de plus pu avoir un détail du menu.

 

Il faut être présent dès midi car c’est là que tout commence avec l’apéritif.

Il y avait ensuite une soupe de campagne (épaisse dixit Yves) avec jarret et légumes.
Puis est arrivée la traditionnelle assiette de poisson invariablement accompagnée de mayonnaise. Quand c’est « fait maison, ça ne peut pas faire de mal ».

Puis, on est entré dans le vif du sujet avec les brochettes de chevreuil.


Ensuite, il y avait des côtelettes de sanglier cuites sur la braise.


Vous remarquerez que je n’ai jamais fait mention des légumes. C’est normal car Yves ne m’en a pas parlé. Ce n’est pas là l’important pour lui ni pour la majorité des convives.

Enfin, le fromage.

Et pour finir, une crème brûlée.


Là, il est déjà 18 heures, c'est-à-dire pour certains pratiquement...l’heure du dîner.

 

Ce n’était pas mal, mais même si Ligueux n’a pas démérité, il manquait quand même un plat de viande tel qu’un rôti de biche ou de cerf entre les côtelettes et le fromage.

La dernière fois, Margueron était au dessus. Il faut dire que Ligueux jouait à l'extérieur, ce qui est toujours une handicap.

 

A quand la revanche ?

Par Corinne Comme - Publié dans : Divers
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