Jeudi 17 juillet 2008

De tous les philosophes français, il en est un cher à notre cœur. C'est Montaigne.

Certes, comme pour tous les lycéens de notre époque, il a accompagné quelques unes de nos journées de classe de première.

 

Mais surtout, il est né à quelques encablures de chez nous, dans le petit village de Saint-Michel de Montaigne.

On peut d'ailleurs y visiter sa fameuse tour dans laquelle on sent toujours l'âme de l'écrivain.

 

Si je pense aujourd'hui à Montaigne, c'est à propos d'une phrase qui peut paraitre anodine. Pourtant dans le contexte actuel, elle ne l'est pas du tout.

En effet, il a dit un jour : "je marche plus sûr à mont qu'à val", c'est-à-dire je monte plus facilement que je ne descends.


Si certains semblaient ne retenir que la thèse du strict premier degré, je pense qu'il y avait dans son esprit fertile, un second degré évident.

 

Les propos de Montaigne s'appliquent particulièrement aux déconvenues du nouveau classement de Saint-Emilion.

 

Ainsi dans les classements aussi, il est plus facile de monter que de descendre. Les responsables de la révision décennale ont semble-t-il oublié ce détail.

 

Il en ressort donc une pensée philosophique très profonde. Il est plus aisé d'accepter la douceur des honneurs que l'amertume de la défaite.


Montaigne était donc un visionnaire. Il a simplement oublié de nous léguer un règlement intérieur de la révision du classement qui obtienne avant l'épreuve l'approbation de tous.  Faut-il pour autant lui en tenir rigueur ? Je ne le pense pas.

 

A sa décharge, je reste convaincue que de son 16ème siècle, il n'avait pas envisagé que ce futur classement ferait couler autant d'encre …et de venin.

Par Corinne Comme - Publié dans : Divers
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