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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 09:07

Depuis le temps qu’on les prépare, elles arrivent enfin.

Du moins, on les sent moins éloignées qu’avant…

Cette année, les conditions climatiques exceptionnelles ont retardé la maturation du raisin.

Pour la première fois de  l’année, j’ai fait des prélèvements pour des contrôles de maturité.


Ce n’est pas par plaisir, mais pour avoir quelques informations sur le degré potentiel et l’acidité. De plus, avec la réforme des AOC, il vaut mieux avoir des pages entières d’informations à présenter lors d’une visite de contrôle !

Ma vision du contrôle de maturité est tout simplement de goûter les raisins dans les rangs de vigne. En quelques secondes, on sait tout ou presque de ce qui nous intéresse.

Bien-sûr, on ne peut pas connaître le degré potentiel, ni l’acidité à la virgule près, mais là n’est pas l’essentiel.

En goûtant les raisins, j’en apprécie la qualité des peaux, l’équilibre du jus,…Bref, ce qui nous permet de savoir si le raisin est mûr pour faire un bon vin.

 

Même si la météo n’a pas été des plus généreuses dans les jours et les semaines passées, on dire que rien n’est encore perdu. La maturité que j’attends n’est pas encore là dans les blancs, mais l’état sanitaire reste très bon, particulièrement sur les muscadelles. Et dire que ce cépage est réputé très sensible à la pourriture.

Pourtant à la maison, il n’y a bien évidemment pas d’antibotrytis.

J’aimerais un jour essayer de faire du liquoreux avec des muscadelles mais je n’ai pas l’impression que le champignon puisse attaquer ces raisins.

Une fois de plus, quand un cépage est « bien dans sa tête », son état sanitaire s’en ressent positivement.



 

Pour en revenir aux vendanges, chacun semble replié sur son sort, en espérant que les choses s’arrangent.

Tout va maintenant dépendre des jours prochains. Un peu de soleil permettrait d’offrir de meilleures maturités, particulièrement pour les rouges.

 

Nombreux sont ceux qui dénigrent l’influence potentielle de la lune sur la météo. Cependant, parmi les vignerons, pratiquement tout le monde attend avec fébrilité la nouvelle lune, aujourd’hui même, pour savoir si le beau temps peut s’installer durablement. 

 

Autrement dit, ce patrimoine culturel reste très ancré dans la culture paysanne, même si les efforts de nettoyage sont particulièrement efficaces.

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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