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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 08:12

Récemment de nombreux reportages ont été réalisés sur la maladie de la grotte de Lascaux.

Depuis des années, les scientifiques les plus chevronnés se relaient au chevet de ce haut lieu du patrimoine de l’humanité.

Malheureusement, rien n’y fait. Plus il est mis de moyens pour endiguer les problèmes, plus la situation se dégrade.

 

Une climatisation ultra-performante a d’abord été installée pour contrer des premiers déséquilibres générés par la présence de l’homme. Elle devait être « La Solution » pour sauvegarder les peintures.

Mais, contre toute attente, des champignons ont proliféré.

Enfin, les scientifiques devaient penser que l’arsenal utilisé n’était pas assez lourd ; ils ont donc pulvérisé un traitement fongicide.

Actuellement, les mêmes qui avaient montré leur optimisme sans faille, semblent avouer leur impuissance.

 

Quand je vois tout cet acharnement, je me dis finalement que les peintures préhistoriques et les vignes ne sont finalement pas si éloignées les unes des autres.

 

Dans les deux cas, on fait dans la surenchère de moyens pour essayer de contrer une « maladie » mais finalement, on a toujours une longueur de retard sur elle.


Et surtout, on oublie toujours de se poser la vraie question du pourquoi. Pourquoi en est-on arrivé là ? Qu’a-t-on changé pour que les choses se dégradent ainsi ?


Dans un précédent billet, j’avais dit que les maladies sont souvent les conséquences de notre propre incompétence à détecter des modifications que nous avons-nous même provoquées. Je crois que dans le cas de Lascaux, c’est la même chose. Depuis des milliers d’années, il ne s’est rien passé. L’homme a découvert ce joyau et en a sûrement un peu abusé. Mais lorsque les premières conséquences négatives ont commencé à voir le jour, on est entré dans l’escalade des moyens et donc des aggressions.

Plus on essaie de soigner les conséquences, plus on dérègle le système et plus on amplifie les dégradations.

 

Comme pour la vigne, la solution serait sûrement de laisser tranquille ou au moins de respecter vraiment en laissant la vie reprendre ses équilibres subtils qu’elle est la seule à maîtriser.

 

En regardant les choses positivement, grâce à Lascaux, on a pu voir en simulé 3D le dégagement de chaleur d’un corps humain placé dans la grotte.

 

Je pense que c’est une avancée scientifique qui doit vraiment intéresser les peintures et le champignon qui les attaque.


Quand je dis qu’on marche sur la tête…

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Corinne Comme - dans Divers
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Marc Dalbavie 15/01/2009 22:28

Connaissez-vous le film Fellini Roma? Il y a une scène qui retrace la construction du métro à Rome. A un moment donné, les batisseurs percent un mur et entre dans des pièces d'un temple antique qui avait disparu. Les murs sont couverts de fresques magnifiques. Mais au fur et à mesure qu'il avancent avec leur lumière dans cette obscurité sépulcrale et d'une époque lointaine... les fresques s'effacent et emportent leur secret dans une obscurité inaténiable. La scène est véritablement splendide. Elle était pour Fellini une métaphore... mais avec Lascaux elle devient une réalité!

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En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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