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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 08:59

Vous les savez certainement mais nous utilisons beaucoup de plantes pour aider nos vignes dans différentes situations.

Plus le temps passe, plus nous en utilisons et nos vignes semblent nous en remercier.

 

Il y a tout d’abord l’ortie :

 

 

 

Et aussi la prêle :

 

Nous les récoltons et les mettons à sécher sur des surfaces en bois, telles que des palettes ou une vieille remorque.

 

Au-delà de ces grands standards que sont l’ortie et la prêle, il y a toute une série d’autres plantes qui entre dans la composition de nos tisanes.

Pour savoir laquelle peut nous aider, il y a toujours la même question : « qu’est ce qu’elle veut nous dire ? ». Sa forme, sa couleur, son port, son goût, son habitat,(…) nous renseignent et peuvent nous permettre de nous faire une idée.

 

Tout est déjà dans la nature pour toutes les situations ; à nous de déterminer ce qui est utile.

Il s’agit d’outils qui interviennent sur le vivant et qu’il convient de manier avec précaution.

 

Tout outil peut être mal utilisé et dégrader plutôt qu’améliorer. Il faut donc être très prudent et savoir doser les actions avec le plus de justesse.

 

L’expérience est fondamentale car d’une année sur l’autre, on affine nos connaissances en constatant les résultats des actions menées.

C’est une vraie démarche scientifique appliquée à un niveau du vivant que renient les scientifiques formatés aux mesures pondérales qui ne connaissent que les kilo, les litres, les mètres,…

 

Parmi d’autres, nous récoltons du souci :

 

Cette plante possède une spécificité spectaculaire : les graines ont quelque chose d’animal.

 

Voyez vous-mêmes :

 

 

 

On dirait des vers. C’est surprenant et presque dérangeant.

Mais surtout, ce n’est pas anodin ; il y a des informations à tirer de cette caractéristique. A nous de les trouver.

 

La connaissance « symbolique » des plantes donc est un domaine immense qui ne demande qu’à être exploré, ou plus exactement redécouvert car cette culture là existait dans le passé mais a été perdue.

Pour progresser, il faut beaucoup de détermination, de concentration et d’humilité.

 

Ces efforts au service de la vigne, c’est peut-être là la meilleure preuve d’amour qu’on peut lui témoigner.

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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