1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 08:43

Après deux années sans soleil, la nature nous offre actuellement un vrai temps de saison avec un soleil radieux sans nuage.

Ainsi, la vigne pousse sans état d’âme en développant une puissance créatrice de vie qui ne peut laisser indifférents les passionnés que nous sommes.

Et oui, la vigne est belle à pleurer.

 

 

 

Elle est verte et droite, dressée vers le ciel.

Elle respire aussi la bonne santé mais aussi la sérénité. Elle est heureuse et nous aussi.

 

Déjà, les premières fleurs arrivent.

 

 

On se prépare à entrer dans une autre partie du cycle de la vigne. Pourtant, on n’a pas vraiment pu profiter de la première, celle de la pousse, des tiges qui se développent et des premières inflorescences qui apparaissent.

Bientôt, il y aura les raisins. Les vendanges pointent déjà leur nez.

 

Tout est beau dans les parcelles. Les tiges sont redressées avec des vrilles qui semblent vouloir attraper l’air. Je vous en offre quelques unes mais toutes auraient mérité une photo car elles sont toutes belles et puissantes.

 

 



Au hasard d’un coup d’œil, on tombe aussi sur une vrille qui a attrapé un fil de fer. Certes, il n’y a rien de bien spectaculaires à parler d’une vrille qui s’accroche à un fil, c’est même son travail, diraient certains blasés des merveilles de la vie.

 

 

Mais convenez avec moi qu’il y a quelque chose de magique dans ce travail d’accroche. On dirait des mains. Pourtant ce n’est que du végétal. On est loin de la pensée humaine. Cependant, une vrille est capable de sentir la présence d’un support et peut s’y accrocher.
Convenez avec moi qu’on pourrait croire à des mains.

Cela fait longtemps que je pense qu’il y a quelque chose d’animal dans la vigne. Elle ne se déplace pas mais elle est quand même loin du pied de blé dans la subtilité de ses relations avec le sol et son environnement.

 

C’est par la compréhension de ces rapports complexes que l’on peut espérer recevoir de la vigne ce qu’elle a de meilleur à nous transmettre. A nous de la comprendre …en la respectant.

 

Le ciel bleu n’a pas faibli. Seuls quelques nuages magnifiques ont pu ajouter une touche fantastique à ce spectacle.

 


Quel est leur nom ? Je n’en sais rien, et quelle importance. Ils n’ont pas amené de pluie à cette vigne en communion avec le soleil.

 

Dans notre métier, non ne sait pas de quoi demain sera fait. Mais une chose est sûre, ce qui est pris est pris.

La fleur arrive avec une vigne magnifique et sereine.

Maintenant, il faut être là pour l’aider à passer ce cap important de son année. La quantité de raisin nous importe peu. Ce qui compte, c’est que la vigne soit fière des raisins qu’elle va porter pour nous.

Dans ce domaine, je la comprends car je sais à quel point l’amour maternel peut être immense !

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commentaires

Iris 01/06/2009

Très belles photos, de quoi être fière! J'ai pris presque les même sur ma colline ce matin - avec les sarments dressés pour attraper les nuages devant le ciel bleu:-)

joellebarn 19/07/2010


oui on dirait des mains :) en tous cas elle sent ( touché )
avez-vous lu " les langages secrets de la nature" de Jean-Marie Pelt ?


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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