
CHATEAU DU CHAMP DES TREILLES
…et ne se ressemblent pas.
Quelques jours après une période d’intense ciel bleu et de températures estivales, nous sommes de nouveau avec un temps perturbé et l’envie de rallumer le poêle à bois.
Quand le soleil brille, tout devient facile et beau. Avec la pluie, c’est un peu le contraire. On a l’impression que l’on ne va pas y arriver et que le mildiou va tout emporter.
Heureusement, nous n’en sommes pas encore là. Pour le moment, le vignoble est particulièrement sain. Parfois, on peut voir une tâche de mildiou sur feuille mais sûrement pas plus que chez les voisins qui sont des adeptes de pesticides.
La lune est pleine en ce moment et les phases critiques sont encore devant nous. Aussi, il faut être sérieux et ne rien négliger.
Nous avons encore deux semaines et demie difficiles jusqu’au prochain périgée lunaire (moment où la lune est la plus proche de nous). Ensuite, les choses devraient être un peu plus calme ; pour quelques jours au moins…
Ce week-end, ce fut le programme relevage de la vigne. En fait, c’est dans les vignes à 1m que les choses étaient le plus critiques. Nous nous y sommes mis à plusieurs et très vite, les rangs sont devenus droits comme des « i ».
Après presque 20 mm de pluie, la vigne était particulièrement couchée et méritait qu’on s’occupe d’elle en le relevant. Ainsi, on peut de nouveau passer traiter si besoin.
Tant que le sol était suffisamment « roulant », Jean-Michel a traité ces vignes exigeantes au niveau des conditions d’accès pour le tracteur. En cas de fortes pluies à venir, on n’aurait pas forcément pas possibilité de passer.
En regardant mon mari évoluer dans le tracteur, j’ai pu voir qu’il était entouré de nombreuses hirondelles qui volaient autour de lui. J’ai d’abord été surprise de cela car il n’est plus fréquent de rencontrer de tels oiseaux dans notre région.
Puis, c’est la joie et la fierté qui m’ont envahie. Il est en effet particulièrement satisfaisant de pouvoir être entouré d’animaux alors que l’on traite les vignes. C’est le signe que les animaux savent interpréter ce que l’on fait.
Avec des pesticides dans la cuve, je suis persuadée que l’on aurait pas eu d’hirondelles mais rien du tout ou éventuellement des corbeaux !
Il reste encore beaucoup de travail dans la vigne avant que l’on retrouve un rythme de croisière. Cela arrivera mais dans plus d’un mois.
Pour l’instant, il faut faire le gros dos et ne pas compter le temps et l’énergie dépensée.
Heureusement, les petites grappes qui finissent la floraison nous motivent encore plus à servir cett vigne que nous aimons tant !