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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 07:56

 

Lorsqu’il s’agit de traiter les vignes après une pluie, c’est un peu problématique chez nous. Les argiles sont, comment dire ? Collantes, voire très collantes.

Les tracteurs à 4 roues motrices ont amené un supplément de sécurité mais le compte n’y est pas car quand c’est vraiment mouillé, le tracteur à pneus doit s’abstenir et rester dans le garage.

On l’a vu après l’orage de grêle du mois de mai. Il a fallu plusieurs jours avant de pouvoir apporter les premiers soins aux ceps meurtris.

 

Je ne parle même pas de l’agression bien réelle que reçoit le sol lors du passage d’un tel engin en conditions humides. C’est un autre problème.


Donc, depuis plusieurs années, on s’est dit qu’il serait bien d’avoir un tracteur à chenilles en sécurité. Mais, on ne s’était pas vraiment penché sur le problème car de tels engins sont assez rares et l’achat neuf reste au dessus de nos moyens ou en dehors de tout réalisme économique.

 

Et puis, la chance est venue nous chatouiller en nous mettant en contact, par hasard, avec un tracteur à chenilles de 25 ans d’âge, donc pas cher mais ayant très peu servi et appartenant à des gens sûrs.

 

 

TRACTEUR-CHENILLE.JPEG.JPG

On a réfléchi puis l’affaire a été conclue.

Certes, il ne servira que l’an prochain ou après les vendanges si on doit l’utiliser aux labours, mais au moins, on l’a sous la main.

 

Tout  n’est pas réglé pour autant car il reste maintenant à trouver une remorque porte-engins car les tracteurs à chenilles sont indésirables sur les routes. Dans tous les cas, il faudra le transporter avec un tracteur à pneus pour l’amener aux parcelles. Mais on est sûr de passer en toutes conditions sans aucune dégradation pour le sol ou les ceps de vigne.

C’est quand même le principal.

Le caractère fastidieux du chargement/déchargement, c’est un autre sujet. La vigne n’a pas à s’en soucier…

 

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commentaires

lolodingo 05/08/2010 13:15


merci pour cette réponse précise!


lolodingo 04/08/2010 14:00


Pourquoi moins de tassement des sols avec les chenilles? Car le poids est mieux répartit? Cela m'intéresse car je n'avais jamais rien vu/lu à ce sujet.


Corinne Comme 05/08/2010 11:52




Ce n’est pas le poids de l’engin en tant que tel qui importe pour le compactage des sols, mais sa répartition sur le sol.


Une pelle à chenilles de 25 tonnes exerce une pression au sol voisine de celle d’un pied humain car les 25 tonnes sont réparties sur plusieurs m2 de chenilles.


Avant d’en arriver aux chevaux à Pontet-Canet, Jean-Michel a beaucoup étudié cette question du compactage, il est devenu incollable, …et donc moi aussi.


Donc en conditions humides dans les vignes, un tracteur à chenilles ne s’enfoncera pas du fait de la faible pression au sol. Celui que j’ai acheté à une pression au sol d’environ 300
grammes/cm2 contre largement plus d’1 Kg/cm2 pour le moindre tracteur à pneumatiques ; on peut même aller à 2 Kg/cm2 pour certains engins.




mutuelle montpellier 04/08/2010 08:53


Merci pour les infos


mutuelle toulouse 04/08/2010 08:39


bien


denis 30/07/2010 22:38


Le cheval, faut marcher derriere. Le tracteur, tu es assis dessus ;-) Plus serieusement, quand le sol est bien detrempé, pas sur que le cheval puisse passer, car le poids (+/- 800 kg) est concentré
sur une petite surface (4 sabots).
Pour le chargment/déchargement, en 2008 notre prestataire en a utilisé un. Une remorque attellée à une fourgonnette, et la montée/descente se faisait très bien. Sauf une fois où les argiles étaient
tellement collées aux chenilles qu'il a fallu decaper à la main avant de pouvoir remonter le tracteur sur la remorque... La conduite me soucierait plus (pas de volant...) mais bon, je suis un
débutant dans le domaine...


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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