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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:38

Le nouveau scandale sanitaire du moment concerne cette fois un « cachet anti boutons sur la figure » et qui a été transformé en pilule contraceptive.

Il y a quelques jours, c’était les pilules, des troisième et quatrième générations.

La constance de tout cela, c’est la naïveté de certains et la cupidité d’autres.

 

L’expérience montre que rien n’arrête le désir de rentabiliser une molécule même s’il faut faire quelques entorses aux précautions de base.

 

Et dans chaque cas, des personnes font confiance au discours de professionnels qui finalement vont contribuer à dégrader leur santé ou même à les tuer.

 

La femme que je suis ne peut pas ignorer le rôle joué par la contraception dans l’émancipation des femmes.

Mais il ne faut pas oublier que tous les produits contenus dans ces petites pastilles numérotées sont bel et bien des hormones. Et une hormone reste une hormone ; c’est-à-dire un produit très puissant.

Aucune molécule extérieure, surtout si elle est synthétique, n’est anodine.

 

Au-delà des drames humains, que peut-on retenir de tout cela ?

 

Premièrement que rien ne sert de leçon. Jamais l’histoire passée n’est prise en compte pour éviter que les choses similaires se reproduisent. On nous dira qu’il y a le principe de précaution. Certes, on va l’activer pour le sujet précis au cœur du scandale.  Mais le problème d’à côté sera magistralement oublié. Avant-hier, c’était le vaccin contre le cancer du col de l’utérus, hier c’était les coupe-faim. Aujourd’hui, c’est la pilule. Demain, ce sera autre chose. Mais jamais on ne se dira que le système tourne mal, sans contrôle et sans direction.

 

Si on veut se rassurer, il n’y a pas que les médicaments qui sont dans ce cas. Ainsi, après une inondation, on nous dit la main sur le cœur, qu’on ne construira plus dans les zones inondables. Puis, la pression démographique, la bêtise, l’absence de nouvelle crue pendant 10 ou 20 ans, la volonté des élus de remplir une école avec de nouveaux arrivants,… On se dira que finalement on a fait bien du bruit pour rien et que c’était avant et que maintenant, on sait réagir. Et on redonnera des permis de construire dans les zones inondables. Puis, une nouvelle crue viendra...

 

Deuxièmement, pour en revenir à notre métier, on peut se rappeler que les hormones, les vignerons en inondent les campagnes et leurs habitants grâce à  la confusion sexuelle pour « lutter contre » les vers de la grappe. Cela est fait avec la bénédiction de tous ceux qui disent ou pensent que c’est très « propre ». C’est même homologué bio !

Officiellement, la barrière des espèces est très étanche. Officiellement ! Aussi étanche que la frontière française face au nuage de Tchernobyl…

Après, avec ça et le reste, on va se demander pourquoi en quelques années, on constate une baisse importante de fertilité chez les agriculteurs. On va faire de grandes études. On donnera de belles conférences, toujours avec de la viennoiserie de qualité. Et le sujet va s’endormir, jusqu’au prochain scandale sanitaire.

 

Enfin, tout cela me fait penser qu’on opère les gens à la chaine du syndrome du canal carpien ou de tendinite, ou les deux à la fois. Sans se demander si la cause de cette épidémie n’est pas à rechercher un peu plus loin que sous la peau qu’on va couper au scalpel.

Hormones (contraceptives ou pas), molécules de synthèse (médicamenteuses ou pas), additifs alimentaires,…

Que sais-je d’autre ?

On pourrait éventuellement rajouter les revêtements anti-adhésifs des poêles à frire qui finissent toujours dans notre assiette. En réfléchissant un peu en regardant autour de nous, on devrait pouvoir allonger la liste !

Toutes ces substances mériteraient d’être étudiées dans une vision globale pour déceler celles qui sont neutres et celles (sûrement nombreuses) qui ne le sont pas.

 

Une question me traverse l’esprit. Chez nos décideurs, responsables politiques et leurs conseillers, quelle est la part de bêtise et celle de cupidité, de collusion dans les choix souvent idiots ou dangereux qui sont faits ?
Mais quand on regarde fonctionner des collectivités locales, on se rend compte que ce n’est pas forcément l’argent ou le copinage qui sont à l’origine des mauvais choix !

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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