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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:43

 Comme le dirait la chanson, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

 

On vient de commencer à conditionner les premières bouteilles de Vin Passion 2011.

Le temps passe décidément vite car il y a pratiquement un an que nous n’avions plus de bouteille disponible de ce vin après la catastrophique filtration.

On avait un peu perdu l’habitude d’avoir des bouteilles, autres que celles de vin rouge, c'est-à-dire des bouteilles à travers lesquelles on peut voir.

 

La page de cette sinistre affaire commence donc à se tourner puisque nous avons maintenant à nouveau du vin blanc à proposer aux clients.
Elle n’en est  pas terminée pour autant car les tribunaux devront trancher. La proposition (minimaliste) faite par l’assurance adverse était de mon point de vue totalement inacceptable.

 

Même si mes vins se vendent bien, je paie le prix fort pour cette faute qui n’était pas la mienne. Certains clients ne sont pas revenus. Pour conserver ma commercialisation, j’ai dû faire des choix drastiques en matière de tarifs sur toute la gamme. Le pari semble fonctionner mais il a un coût certain et cela pour plusieurs années.

Il n’en faut souvent pas beaucoup plus pour mettre à bas une entreprise. La même chose, il y a quelques années nous aurait sûrement achevés.

 

Mais tout cela, c’est mon problème et pas celui du consommateur.

 

Pour en revenir à des considérations plus positives, j’ai donc pu serrer dans mes bras la première bouteille de Vin Passion 2011. C’était un bébé un peu froid mais je l’ai serré avec tout mon amour de maman tant il me tardait de le voir arriver. Et à cette température, il est parfait pour être dégusté !

 

J’espère que les consommateurs auront autant d’émotion en le dégustant que j’en ai eue en voyant cette première bouteille sortir de l’étiqueteuse…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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