Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 17:39

 

 Nos bâtiments viennent d’être visités. Une fois de plus devrais-je dire.

Pour la propriété, c’est la 5ème fois si on compte un « découvrage » de toiture avec « bombage » de sirène d’alarme. Il faut aussi ajouter le cambriolage de la maison de Pauillac.

Je pense être au dessus de la moyenne des statistiques.

 

Cette fois-ci, le butin est bien maigre et pas vraiment en relation avec la dégradation des portes. L’alarme a sûrement joué son rôle dissuasif.

 

Chaque fois, on se dit qu’à force, on s’est constitué une carapace et qu’on ne sera pas atteint dans sa chair. Pourtant, quand cela se produit, on ressent toujours ce même sentiment de violation de son intimité, d’injustice de se voir dérobé du fruit de son travail. Je pourrai ajouter le dégoût en pensant aux heures et journées courbée à quatre pattes pour gratter les euros un par un ; alors que certains vivent uniquement de larcin ou de trafic dans une totale impunité.

 

Le plus terrible, c’est quand on se doute que cela va arriver, avec un véhicule inconnu qui tourne et retourne dans le coin pendant plusieurs jours.

 

La délinquance a depuis longtemps quitté les villes pour s’exporter dans les campagnes.

Entre les vols de câbles électriques sur des lignes sous tension et les cambriolages de maisons ou d’entrepôts, il y a de l’activité presque tous les soirs.

 

Pour les forces de l’ordre, les priorités vont à des choses bien pires encore.

Alors, une porte enfoncée pour quelques bouteilles, une tronçonneuse ou un bijou, pensez-donc…


Et quand le matin on constate que l’on n’a rien subi, on finit par se sentir chanceux.

 

Ça plus tout le reste : notre société sent vraiment la fin de cycle…

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche