Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 06:25

La semaine dernière, j’ai eu le contrôle Ecocert de l’année. C’est devenu une routine depuis le temps.

L’année culturale fut facile au regard du Mildiou aussi j’ai été particulièrement fière d’afficher mes consommations de cuivre.

 ecocert.jpeg.JPG

 

Au-delà de l’absence physique et comptable de pesticides, c’est pour le cuivre que le contrôle est rigoureux.

Les stocks avant et après la saison sont analysés en fonction des consommations annoncées et des factures d’achat. La cohérence des chiffres est systématiquement vérifiée.



C’est encore une différence notable entre les bios certifiés et tous les autres, « bios non-certifiés » ou « chimiques ». On doit rendre des comptes quant à nos pratiques vis-à-vis du cuivre.

Souvent, en fin de saison, avec deux ou trois traitements au cuivre, les conventionnels utilisent autant de cuivre que nous dans toute la saison ; ... en plus de tout le reste. Pour parler chiffres, l’autre jour un voisin a utilisé 1200 grammes en un passage alors que dans le même temps les parcelles bios certifiées voisines n’en recevaient que 125 grammes !

 

Après l’examen des factures et du local de stockage des produits, nous faisons un tour complet du vignoble avec la contrôleuse.



ecocert2.jpeg.JPG

Son œil expert est là pour déceler d’éventuelles traces de désherbants chimiques ou autres pesticides. Je suppose qu’avec le temps, elle a pu mettre en place des critères simples pour se faire une idée. Il est sûr qu’une vigne en bio sans un pied d’herbe ou des bouts de rangs particulièrement propres, cela peut faire naitre des doutes…

 

Heureusement, chez moi rien de tout cela, il y a de l’herbe un peu partout. On considère l’entretien du sol dans la globalité du respect de l’environnement. Le nombre de passage de tracteurs est volontairement réduit au minimum acceptable.


Au final, rien à signaler après ce contrôle. Si ce n’est que l’évolution de la réglementation bio vers plus de « flexibilité » ne va pas rendre les contrôles plus efficaces ni les consommateurs plus sûrs lors de leurs achats de produits bios.

Mais c’est un autre sujet…

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

claude DUFFOUR 07/09/2010 21:28


Bonjour Corinne,
Recherches tu des vendangeurs ?
A quelles dates ?
Le logement et la nourriture sont-ils fournis ?
Salutations.
CD


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche