Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 18:26

 Les « wineries » que nous avons pu visiter ont montré la diversité d’approches qui peuvent exister.

Il y a ceux qui s’inscrivent dans un schéma très bordelais, avec deux vins seulement.

 

A l’inverse, certains proposent une profusion d’étiquettes ; on a jusqu’à 17 vins différents produits au même endroit ! C’est le cas de Pine-Ridge que Jean-Michel a retrouvé 26 ans après !

 PINERIDGE2.jpg

Les distributions sont elles-aussi très variables.

Nous avons rencontré ceux qui visent l’excellence et cultivent la rareté. Ainsi, ils génèrent un caractère exclusif aux vins et peuvent appliquer des prix très élevés. Ces tarifs XXL donnent une impression de luxe qui ne fait qu’entretenir le mythe. Le nombre de candidats à l’achat de ces vins ne fait alors qu’augmenter et les prix peuvent continuer à grimper.

La boucle est bouclée…

Il y a une liste  limitée d’acheteurs et une liste d’attente. Le plus difficile, c’est d’amorcer la pompe ; mais quand elle est amorcée, c’est un merveilleux système !

 

Il y a aussi ceux qui ne visent pas le client par la vente directe mais font confiance aux réseaux de marchands de vins, revendeurs, cavistes,…

 

Nombreux sont ceux qui ont misé sur l’œnotourisme. C’est d’ailleurs là que cette pratique a été inventée il y a déjà longtemps.

Comme on le voit se développer maintenant chez nous, les prestations vont de la simple dégustation dans l’espoir de la vente d’une bouteille à l’hébergement estampillé « vigne et vin ».

Les machines semblent bien rôdées pour des prestations de qualité avec des incidences sur les chiffres d’affaire qui peuvent être très significatives.

 PINE-RIDGE1.jpg

On le savait déjà mais les prix et les rapports qualité/prix sont très favorables aux vins français et notamment aux Bordeaux ; même en rajoutant le prix du transport à des vins dans la même gamme que les miens.

Les grands crus bordelais restent pour la plupart très accessibles comparés à des vins californiens souvent inconnus et d’un niveau de qualité quelconque.

 

Les visites que nous avons pu faire chez des cavistes ont malgré tout permis de relativiser la place des vins français hors de nos frontières.

Ils sont certes toujours présents mais dilués dans une masse importante de bouteilles de toutes origines.

Un petit coup de canif à notre orgueil national !...

 

Heureusement pour nous, beaucoup de ces vins n’ont rien à raconter, du moins  pas plus que bon nombre de leurs homologues français.

Là aussi, tout le monde n’a pas une liste d’attente pour acheter son vin.

 

Finalement, j’ai eu l’impression que mes vins et mon projet supportaient assez bien la comparaison avec les homologues américains. Je ne me suis jamais considérée à la tête d’un grand cru et donc je ne me compare pas à des vins à 500$ la bouteille. Mais je pense que dans ma catégorie,  je n’ai pas à rougir.

Et moi aussi, j’ai une liste d’attente pour acheter mes vins. Et na !

Partager cet article

Repost 0
Corinne Comme - dans Divers
commenter cet article

commentaires

Gosselin JN 20/09/2012 06:54

belle synthèse d'un beau voyage!
Derrière l'idéaliste que tu es, se cache une sacré dose de réalisme qui conduit à des conclusions vachement structurées.... J'adore!

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche