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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:43

 

Après quelques semaines humides, voire extrêmement humides, on peut enfin envisager de passer aux labours dans les vignes.

 

Il faut dire qu’il était temps et qu’avec quelques jours de plus, on aurait pu penser à une vigne abandonnée, vous savez les vignes des écolos de la première heure…

 avant-labour.jpg

Certes,  il y avait eu des journées sèches en tout début de saison mais c’était encore trop tôt pour labourer les vignes. Notre ligne de conduite nous demande d’avoir les vignes « les moins sales » possible mais surtout avec le moins de passages d’engins et aussi le moins d’énergie dépensée.

Si on commence trop tôt, il faudra repasser plus souvent.

 

Mon beau-père racontait que dans sa jeunesse, dans les années 50, il convenait d’avoir les vignes totalement labourées et cavaillons tirés (= terre et herbe résiduelle autour des ceps, nettoyés au sarcle) pour le 20 mars, date de la foire à Sainte-Foy la Grande.

Il devait y avoir une sorte de fierté à annoncer cet état d’avancement des travaux aux autres agriculteurs.

Cette période est révolue depuis longtemps. Beaucoup ont abandonné le labour pour ne s’en remettre qu’aux désherbants chimiques.

 

Dans la région, nous sommes très peu nombreux à labourer nos sols (et cultiver en bio) mais il convient de le faire avec un esprit de cohérence globale, la seule qui compte à nos yeux.

Donc, on passe peu souvent et avec des outils simples et peu exigeants en énergie.

labour1.jpglabour2.jpg 

Ne vous méprenez pas, notre fils Thomas ne passe pas tout son temps sur les tracteurs. En révisions avec nous à la maison, il a souhaité faire un petit break dans cette fin d’après-midi pour remplacer son père sur le petit chenillard.

 

Régulièrement, cet engin était escorté par un couple de lièvres dont nous avons pu photographier Madame !

C’est quand même un vrai plaisir que de voir ces animaux gambader dans nos vignes.

lièvre
La présence des animaux est un point important en biodynamie ; cela en fait même une différence fondamentale par rapport au «simple bio » dans lequel nous nous reconnaissons de moins en moins au profit d’une biodynamie qui permet d’appréhender quelques bribes de la complexité merveilleuse mais aussi vertigineuse du vivant.

 

Encore un sujet qui nécessiterait des pages et des pages d’écriture !

 

Ce sera pour une autre fois…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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