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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:40

 

L’hiver que l’on croyait sur le point de partir refait parler de lui. La neige revient en plaine ça et là.

Mais malgré cela, nous avons profité du beau temps sec qui règne depuis quelques jours pour risquer nos tracteurs dans les vignes. Il faut dire que chez nous, quand on parle de terre collante, c’est vraiment de la terre collante.

Avec la longue période pluvieuse de l’hiver, on a pu enfin faire le traitement biodynamique d’hiver. Certes, ce n’est pas encore un traitement de printemps avec les feuilles qui vont avec mais on a retrouvé les automatismes qui ne demandaient qu’à ressortir.

On aurait pu rêver de conditions plus sèches mais à cette saison, il vaut mieux prendre l’acceptable plutôt que d’espérer un parfait qui n’arrivera peut-être jamais.

Jean-Michel a démarré l’enjambeur qui dormait depuis le dernier traitement biodynamique d’après les vendanges. Dans ces cas là, ce n’est jamais simple car la batterie n’était évidemment pas assez chargée. Mais, avec de la bonne volonté on a pu entendre de nouveau le ronronnement du moteur.

Ce tracteur a fait mentir le vieil adage qui dit que les choses ne s’usent que lorsqu’on s’en sert car le câble d’embrayage était sur le point de casser. Or, le samedi les magasins de pièces détachées agricoles sont fermés. Heureusement, mon mari est un vrai MacGyver et il a pris un autre câble inutilisé (et inutile) en bon état sur le tracteur. Ainsi, il s’est dépanné en une heure.

Souvent je me dis que ceux qui ne savent rien faire et qui n’ont pas d’idées doivent avoir la vie bien difficile. C’était le cas chez moi, aussi je sais de quoi je parle !

Jean-Michel a donc traité les vignes à 1 mètre.

LOISEAU-MT.JPG

Puis ce fut le tour de son père, Yves, pour les vignes à 2 mètres le dimanche matin.



MASSEY-MT-1.jpeg
massey-mt-2.jpeg

Il sortait d’une choucroute garnie (et bien garnie) organisée dans un village voisin et s’était couché à 2 heures du matin. Debout à 6 heures, il a traité les vignes sans encombre.

Une fois son travail terminé il a chargé Jean-Michel de nettoyer le pulvérisateur car il devait assister au repas des « ainés ruraux » de Margueron. Quelle santé…

Bref, un week-end agréable…sauf peut-être pour l’estomac de Yves…

 

 

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commentaires

Gosselin JN 09/03/2010 07:24


En quoi consiste ce traitement d'hiver...protéger contre quoi et avec quel type de produit?


Corinne Comme 09/03/2010 10:29



Le cycle végétatif de la vigne est divisé en 4 grandes phases :



Les racines


Les feuilles


Les fleurs


Les fruits



 


L’idéal est que le plant vive ces 4 phases l’une après l’autre.


En hiver, la vigne doit être concentrée sur ses racines, qui plongent dans le sol. Ce sont elles qui vont lui donner sa verticalité
(et donc son identité).


On va donc d’une part aider le sol avec du compost MT, du petit lait…pour une vie équilibrée des organismes et micro-organismes du
sol, gage de bonne santé de la plante. De plus, les bactéries lactiques saturent les plaies de taille et évitent donc la prolifération des maladies du bois. Puis on va aider les racines avec le
préparat 500. Cette action, surtout dans les sols « feu » ou « air », permetd’amener de la profondeur et de la minéralité aux vins.


 


Voici très brièvement les « traitements » d’hiver….


 



domaine du prat 08/03/2010 14:14


C'est l'idéal chez vous, plutôt sec, imaginez chez nous, qui venons d'être inondé, par la rupture de digues, vignoble sous 80 cm d'eau depuis 6 jours, nous n'avons pu y pénétrer que samedi, afin de
pouvoir commencer les opérations de nettoyage. Taille bien retardée.


Corinne Comme 08/03/2010 14:22



Je suis de tout coeur avec vous! Je n'ose imaginer la cruauté morale et financière des dégats. Courage.
Amitiés vigneronnes.

Corinne



le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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