Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 11:29

J’ai eu cette semaine une nouvelle expertise concernant les malfaçons des bâtiments construits en 2003 ! Depuis cette époque, je suis en litige et en expertises.

 

La fois précédente, ce devait être la dernière. Et puis, il y en a eu une nouvelle, pour la route comme on dit.

Chaque fois qu’on se rencontre, il y a l’arbitre, l’expert du tribunal. D’un côté, on trouve tous les artisans concernés et leurs avocats soit une dizaine de personnes. De l’autre, il y a moi, toute seule et toute menue.

 

Je ne m’y ferai jamais et c’est usant. Depuis le début, je dois justifier et rejustifier l’évidence, contester et recontester des arguments d’une parfaite et claire mauvaise foi.

Il faut se replonger dans les factures et la comptabilité d’il y a presque 10 ans, se souvenir de petits détails qu’il faut maintenant justifier,…

En verrais-je la fin ? Je ne le sais pas et je finis par en douter.

 

Et ce n’est pas tout ! J’ai toujours un autre contentieux au tribunal avec l’assureur du prestataire qui a souillé mon vin blanc 2010. J’ai reçu ce mois-ci le chèque de dédommagement du vin que j’ai dû envoyer à la distillerie. Presque deux ans pour se faire payer la valeur du vin « liquide ».

 

Maintenant, je dois continuer de me battre au tribunal pour faire reconnaitre la réalité d’un préjudice commercial.

Toute personne normalement constituée comprend très bien que mon domaine a subi un vrai cataclysme en perdant l’intégralité de la production de vin blanc d’un millésime.

 

Certains clients sont partis et pas revenus car fâchés ou contentés par ailleurs. D’autres sont restés grâce à des efforts que j’ai dû consentir.

Je ne pourrai jamais évaluer ceux qui ne sont pas venus car attirés par une gamme complète qui n’existait plus ; momentanément certes, mais qui n’existait plus dans leur esprit.

 

Dans ce monde du zapping permanent, pas de place pour les explications et la compassion.

 

Elle est loin la poésie de la vigneronne qui caresse ses raisins dorés ou qui regarde avec bonheur le soc retourner une terre généreuse et chargée de vie.

La vérité est souvent dans des batailles avec les fournisseurs, les assureurs, les mauvais payeurs, les administrations,…

 

C’est pénible, très pénible, extrêmement pénible ! 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Baptiste 30/11/2012 11:55

Bon courage Corinne...

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche