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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 08:48

Comme tous les ans, j’ai eu moi aussi ma semaine « primeur » avec quelques rencontres sur le domaine.

 

C’est toujours surprenant et réconfortant de voir des gens venus de loin qui décident de quitter les routes convenues et qui relient les grandes appellations dans le seul but de venir à Margueron pour me rencontrer et découvrir le Champ des Treilles.

Cette idée simple m’émeut toujours un peu. C’est le signe qu’un bon vin, attire toujours les acheteurs.

 

A chaque fois, je dois au visiteur de répondre à ses questions, voire ses interrogations sur la biodynamie.

Cela parait surprenant mais peu de vignerons souhaitent (ou savent) expliquer la biodynamie avec les mots de tous les jours. Souvent, derrière une sorte de vernis philosophico-ésotérico-mystique, il n’y a rien de bien palpable.

 

Bien-sûr, la biodynamique relève d’une culture immense et profondément ancrée dans notre civilisation occidentale qu’il est difficile de cerner totalement ; mais nous pensons maintenant en avoir une connaissance suffisante pour l’appliquer en conscience au quotidien avec efficacité et l’expliquer à celui qui le souhaite.

 

A chaque fois ou presque, l’amateur est conquis par la logique et l’organisation parfaite de cette culture/technique biodynamique.

Pour beaucoup, cette explication permet d’avoir des relations différentes avec la vigne et le vin.

C’est un peu le but recherché.

 

Tout en expliquant, la dégustation est aussi un bon moyen de constater avec les sens que la biodynamie, tout en étant une philosophie de vie, est avant tout un moyen efficace et puissant de changer les vins vers plus de qualité, de pureté et de vérité.

 

Quel serait l’intérêt de la biodynamie s’il s’agissait juste de faire de grands discours théorique sans répercussion sur le produit final, le seul qui compte vraiment ??

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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