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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 19:46

Même si le printemps tarde à venir, les abeilles profitent déjà des moindres rayons de soleil pour reprendre leur incessant travail de collecte. On ne sait jamais vraiment d’où elles viennent mais elles s’affairent sans arrêt.

 pruniers.jpg

Les premières fleurs sur les arbres constituent un signe positif pour elles. Pourtant, les fleurs sur ces pruniers sauvages ne semblent pas constituer un met de choix pour nos abeilles. Elles préfèrent continuer d’aller butiner d’autres fleurs, sûrement importantes pour leur santé.

Et c’est là la grande faute de l’apiculture moderne et de notre société au sens large vis-à-vis des abeilles.

Je passe évidemment sur les différents brassages génétiques qui ont fait perdre aux colonies leur adaptation locale.

On leur impose des régimes alimentaires qui ne sont pas du tout adaptés à leur physiologie.

Comme la nature est bien faite, la succession des différentes fleurs sauvages qui arrivent en saison, correspond parfaitement aux besoins de l’abeille.

Et comme pour les gens, une bonne nourriture saine et adaptée, c’est la base d’une bonne santé.

 

Malheureusement, de méconnaissance en simplification, de volonté de profit en manque de respect, la vie de l’abeille est devenue un enfer.

L’homme lui donne de la nourriture qui lui semble bonne mais qui ne correspond en rien à ses besoins.

Avec des ruches dans un verger, on ne respecte pas l’abeille.

Certes, on lui fournit à volonté de la nourriture ; mais il manque la diversité et l’adaptation aux vrais besoins.

Cela contribue alors à affaiblir l’insecte qui deviendra sensible à de nombreuses pathologies. Pour le soigner de ces affections, on lui donnera des médicaments qui ne feront qu’amplifier l’affaiblissement. Et ainsi de suite.

 

A ce titre, les jachères fleuries et autres modernités d’une agriculture intellectuellement pauvre, ne sont que des fausses bonnes idées pour aider l’abeille.
En effet, pire que tout, les fleurs concernées n’ont souvent pour seul intérêt que d’être jolies à regarder. Elles ne sont ni locales, ni parfois même nationales.

L’abeille à qui on les donne à butiner s’en servira, certes mais cela participera à son affaiblissement général.

 

Justement, la vraie manière d’aider l’abeille est avant tout de la respecter et de la laisser vivre sa vie en l’aidant de loin.

En respectant son identité, comme un enfant ou un pied de vigne !

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Corinne Comme - dans Divers
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commentaires

stress balls 28/04/2014 13:43

Hey, thanks for the muffin recipe. Was looking for a good one. my child was asking for one since this weekend. Think this will do the good. Will share my experience once i'm done with the muffin.

microneedling 28/04/2014 13:42

This is so informative article for the bee cultivators. Because they need to know the best time to breed the bees and only then will the yield be maximum and there by the farmers get the maximum result.

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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