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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 09:06

Il me semble que la formule a déjà été utilisée dans le passé…

Mais qu’importe, elle porte en elle l’espoir d’un lendemain meilleur qu’aujourd’hui.

 

Dans mon esprit, pas de politique mais un grand débat de société qui est tout simplement l’espoir que demain la viticulture, sinon l’agriculture dans son ensemble, sans pesticide puissent devenir la norme.

 

Progressivement, le mot « conventionnel » s’est appliqué à cette agriculture « chimique » qui n’a rien de conventionnel. La norme devrait être une agriculture propre et les utilisateurs de pesticides devraient être ceux mis en marge et pas le contraire.

 

Souvent, les partisans de ces poisons mettent en avant le besoin d’assurer des récoltes pour nourrir la planète.

Certes,  mais si cette agriculture avait été performante au point d’assurer ce rôle, on s’en serait rendu compte depuis longtemps. Et ce n’est vraiment pas le cas !

 

Mais pour en revenir à nos moutons ou plus exactement à nos bouteilles, le vin n’a aucun rôle vital.

Sans vin, la planète pourrait continuer de survivre.

Si on fait du vin, c’est pour participer à une forme de plaisir chez ceux qui en consomment ; pas plus.

 

Donc, dans cette logique, la viticulture, par son caractère « non-vital » ne devrait pas avoir besoin de pesticides.

 

Et je me prends à rêver de régions viticoles sans la puanteur et les odeurs de mort que dégagent les pesticides.


Ainsi, on pourrait rester dans son jardin sans avoir à rentrer et à fermer ses volets en plein jour à l’approche d’un tracteur.

De même, le linge pourrait continuer de sécher dehors sans avoir à le rentrer en urgence de peur de le retrouver souillé.

 

On n’aurait plus sur la langue l’amertume âcre de ce poison épandu à 500 mètres de là et que le vent dissémine tout autour. Et on n’aurait pas à se dire que cette sensation désagréable n’est malgré tout que la partie la plus visible et la moins néfaste de l’action du produit qui vient de pénétrer dans le corps.


Tout cela peut paraitre bien simple et finalement logique au lecteur.

 

Pourtant, il s’avère que les abeilles sont bien plus heureuses en ville qu’à la campagne et que même le parisien qui ne sort pas de sa ville va recevoir tous les pesticides employés dans le bassin céréalier qui entoure la capitale !

 

Quels sont les freins qui empêchent les viticulteurs d’évoluer vers la suppression de ces poisons ?

Il y en a de nombreux. Ils sont souvent culturels même si cela peut paraitre aberrant.

En positivant, on peut dire que les choses évoluent…

 

Mais combien d’années faudra-t-il pour atteindre ce qui devrait être la norme ?

 

Y arrivera-t-on au moins ? Parfois, j’ai des doutes.

Mais tous les rêves sont permis…

 

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commentaires

Monné Jacques 25/05/2011 14:00


Vous avez raison, le BIO est encore marginalisé, depuis quelque temps j'évite de le mettre en avant auprès de nos clients au CLOT DE L'OUM. Ce qui est plus grave c'est lorsque les Organismes
Officiels soutiennent les pesticides sans vergogne, et comble d'hypocricie se targent d'être pour le BIO. Ceci n'est pas clair.


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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