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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:42

Comme beaucoup, nous avons découvert la neige samedi matin en ouvrant les volets. J’ai une véritable phobie vis-à-vis d’elle, mais il faut reconnaitre que le spectacle de la campagne blanche est quand même féérique.

Pourtant, ce week-end le programme de travail était chargé et il y avait peu de place pour la rêverie.

Il y avait plusieurs cuves à soutirer. C’était la première fois qu’on leur effectuait cette opération après la fin des fermentations malo-lactiques. Comme toujours dans ces cas là, les cuves sont très sales par les lies et le tartre déposés partout sur les parois. Il y a plus de temps de nettoyage que de pompage. Parfois, nous regardions tomber les flocons en entrouvrant la porte.

Une année, avant la réfection du toit, nous soutirions des barriques avec les enfants. Nous avons été prévenus de l’arrivée de la neige par les flocons qui tombaient dans le chai en se faufilant entre les vieilles tuiles. Certes, le toit était en très mauvais état mais il ne laissait pas passer autant de pluie. La neige à un pouvoir de pénétration dans les bâtiments qui est assez étonnant.

Dimanche, au contraire il y avait les premières palettes de caisses de l’année à préparer. La trêve des confiseurs aura duré peu de temps. Je ne m’en plains pas du tout et plus il y a de caisses à préparer plus je suis contente.

Cependant, étiqueter des bouteilles avec des températures proches de zéro relève de la performance. Je ne parle pas de mon petit confort mais de l’étiqueteuse et des étiquettes autocollantes qui ne sont alors pas dans les meilleures conditions.

Pendant un changement de lot, Laure a pris le temps de faire un petit bonhomme de neige devant la porte du bâtiment. Il avait une bonne bouille et un aspect sympathique.



BOHOMME DE NEIGELe prochain redoux aura raison de lui, mais en attendant il veille sur les bouteilles !

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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