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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:18

Les premiers coups de sécateurs commencent à se faire entendre ça et là. Chez nous aussi, le début des vendanges n’est qu’une question de jours.

Alors qu’il règne un certain calme avant cette activité soutenue qui va nous amener sans s’en rendre compte aux portes de l’hiver, je pense que le temps est venu pour tirer quelques enseignements de la saison culturale qui se termine.

L’année 2012 fut un baptême du feu pour bon nombre de vignerons « néo-bios » alors qu’on avait aligné plusieurs années relativement faciles sur le front du mildiou. Le point d’orgue a même été une année 2011 particulièrement défavorable au champignon responsable qui a fait penser à certains qu’ils pouvaient faire n’importe quoi voire rien du tout et avoir une récolte normale à la fin.

Nous terminons donc cette année 2012 sur une consommation de cuivre métal inférieure à 3 kg par ha et surtout aucune perte de récolte due au mildiou.

La réglementation prévoit une consommation moyenne maximale de 6 kg par an. Dans cette année difficile, on en est très loin. A nos débuts, les 6 kg dans une année « normale » étaient une réalité. Avec travail et réflexion, on a beaucoup progressé.

Et les perspectives qui s’offrent à nous sont donc immenses ! Il y a encore beaucoup à faire.

Cela montre aussi que le débat sur le cuivre en viticulture est devenu un faux débat ou un débat dépassé.

D’autant plus que beaucoup de vignerons conventionnels et qui terminent la saison avec 1, 2 ou 3 traitements au cuivre, en auront épandu autant que nous dans toute la saison. Et il ne faut pas oublier tous les pesticides qui auront aussi été pulvérisés auparavant.

 

Tout aussi dépassée l’idée tenace qu’on « ne peut pas faire de bio à Bordeaux » et qui sert d’argument à beaucoup de partisan du sur-place.

Au quotidien, la biodynamie nous aide à devenir meilleurs. Sans elle, le raisonnement qu’elle apporte et les outils dont elle dispose, on n’aurait sûrement pas été capable d’avoir de tels résultats.

 

Mais chaque année est une année particulière, différente de celle d’avant. Donc, chaque année, il faut recommencer avec sérieux et motivation.

C’est peut-être cela qui gêne bon nombre de viticulteurs. Dans la voie que nous avons choisie, il  n’y a jamais de routine !

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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