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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 06:54

Il y a quelques jours, une revue professionnelle s’est faite l’écho d’une étude comparative très poussée entre le bio et le raisonné.

L’idée est louable, sauf que le résultat était connu d’avance et qu’il fallait bien que le raisonné sorte premier de cette confrontation.

C’est avec la même partialité gênante que la revue en question a rapporté les résultats.

Je ne citerai ni la revue ni l’étude ; ne souhaitant pas leur faire une publicité qu’ils ne méritent pas.

Effectivement, comparer uniquement pondéralement des produits cancérigènes, mutagènes, perturbateurs de la reproduction à du soufre ou du cuivre pourrait relever de la manipulation.

Mais ce n’est pas grave

 

Je souhaite simplement mettre en avant un point précis et éminemment important de cette grande aventure scientifique : les vers de terre coupés en deux  par le passage de la charrue !

 

Et oui, quand on est compare la lutte biologique et la lutte « raisonnée », on s’intéresse toujours aux vers de terre décapités par le soc de la charrue lors du labour !

 

C’est une sorte de serpent de mer qui ressort systématiquement lorsqu’on veut faire la critique du bio.

Personnellement, ayant suivi les charrues à de nombreuses reprises, je n’ai pas vraiment constaté en tel génocide de lombrics. J’en vois énormément et des très gros, mais pas vraiment coupés en deux.

 

Remarquez, ils ont des circonstances atténuantes car leur viticulture fait passer les populations de vers de terre de plus de 2 tonnes par ha à quelques dizaines de kilos.

Donc, arrivés à ce stade, ils ont tout intérêt à éviter d’en couper en deux.

 

Et puis avec les pesticides, ils meurent en profondeur,… c’est plus propre !!!

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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