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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:45

 Je l’avais annoncé il y a quelques jours et c’est maintenant fait, nous avons changé de millésime pour le Petit-Champ. C’est le 2008 qui dorénavant représentera la maison dans cette couleur et ce segment de la gamme.

 

L’anecdote vient cette année des étiquettes. Travaillant depuis plusieurs années avec un imprimeur, je me suis tout naturellement tournée vers lui pour préparer les étiquettes de ce nouveau millésime. Dans ces cas là, avant de commander, il faut un « bon à tirer » qui doit être approuvé par le client avant de lancer la production proprement dite.

Or, je n’ai jamais réussi à obtenir le moindre bon à tirer malgré de multiples relances par internet et téléphone. Tout le monde était très gentil avec moi, mais personne n’a rien fait alors que j’ai toujours payé mes factures dès leur réception.

 

Ayant des impératifs de délai pour les premières expéditions de caisses, je me suis tournée vers un autre imprimeur local et avec qui j’avais déjà travaillé à nos débuts il y a une dizaine d’années.

A l’époque, un problème de fabrication avait généré de nombreux arrêts d’étiquetage et  les solutions proposées par l’imprimeur n’avaient pas été à la hauteur des enjeux.

J’étais donc partie voir ailleurs.

Mais là, 10 ans après, j’ai pensé que tout cela était de l’histoire ancienne. J’en ai parlé au commercial qui n’était pas encore dans l’entreprise à l’époque mais qui m’a assuré, un petit sourire au coin de la lèvre, que tout cela appartenait à un passé bien lointain et disparu.

 

Pourtant, à l’ouverture du premier rouleau d’étiquettes, un doute s’est installé en moi.

Puis, au bout de 10 mn, quand le rouleau a cassé, le doute s’est transformé en certitude : rien n’a changé.

Avec un changement systématique de rouleau après 3 ruptures consécutives et 3 rouleaux entamés, nous avons pu finir notre commande de deux palettes.

 

Les cartons vont donc reprendre le chemin du retour à l’expéditeur. J’ai acheté des étiquettes au prix indiqué et je ne souhaite pas de remise ou de geste commercial pour m’accommoder d’une situation qui me fait perdre du temps.

Je repartirai sûrement voir un autre imprimeur. Il doit bien en exister qui ont envie de travailler et qui fabriquent de étiquettes irréprochables.

 

En fait, la réalité trop souvent rencontrée c’est que tout le monde s’en fiche. Je ne parle pas de la MSA, notre sécu agricole, qui est sans contestation le champion du monde toutes catégories de l’incompétence. Je parle des entreprises qui coulent au quotidien par la faute d’une ou deux personnes qui n’en ont rien à faire.

Ce peut-être le commercial qui oublie de répondre à un appel d’offre, la personne qui oublie de traiter une commande en la laissant sur son bureau pendant plusieurs semaines, le magasinier qui envoie le mauvais produit au mauvais endroit, le service production qui laisse partir des produits non-conformes,…

 

Souvent, ce n’est pas par volonté de nuire ou pas mercantilisme, mais c’est par légèreté ou bêtise pure, celles contre lesquelles on ne peut rien ou presque.

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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