Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 07:21

 Comme je l’avais annoncé, j’ai commencé mes vendanges mercredi, il y a une semaine, avec le Sauvignon blanc.

Le temps menaçant ne nous a pas quittés et c’est avec détermination que nous avons aligné 3 jours de récolte sans trop relever la tête et en gardant toujours un œil anxieux vers les nuages noirs. L’atmosphère était extrêmement lourde, rendant le travail très pénible.

 

Heureusement, il n’a pas plu jusqu’à la coupure du week-end malgré des risques forts, voire même des alertes grêle. De ce côté-là, on a donné l’an dernier.

 

Ce début de semaine, nous avons terminé le Sémillon avant de conclure par la Muscadelle.

Finalement, on n’a pas eu une goutte de pluie pendant tous ces jours de travail. Cela tient du miracle dans cette année particulière.

 

Les vendanges du futur Vin Passion 2011 sont donc terminées.

 

Cette année, j’avais souhaité une petite équipe pour le blanc. La recherche de la maturité optimale de chaque parcelle nécessitait d’aller lentement.

Avec trois cépages et différents terroirs, on multiplie forcément le nombre de combinaisons et donc les différences de précocité.

 

Pourtant, petite ou grande équipe, le nettoyage du soir est toujours le même, long, fastidieux et méticuleux.

 

Comme tous les ans, le pressurage a été laborieux. Est-ce l’effet de la biodynamie avec la présence de peaux différentes ? Je suis convaincue que les peaux qui ont maintenant un toucher tactile soyeux, rendent le pressurage plus fastidieux.

 

Le jeu en vaut la chandelle car aussi bien en rouge qu’en blanc, on retrouve dans les vins cette sensation physique rencontrée dans les peaux.

 

Le prix à payer pour extraire les jus, c’est de faire le pressurage uniquement en mode manuel et  de rester de longues heures devant le tableau de commande.

 

Une vraie relation entre la vigneronne et son raisin…

Partager cet article

Repost 0

commentaires

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche