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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 15:49

Comme tout le monde, je vois s’agiter le Ministre du redressement productif face aux plans sociaux.

 

La lilliputienne chef d’entreprise que je suis, a toutes les difficultés du monde à voir le Ministre et ses collègues, comme des alliés face à la sévérité du monde.

Il me semble même que les entreprises sont considérées par ces gens comme des ennemis qu’il faut faire plier coûte que coûte.

 

Il ne s’agit pas de dire qu’on est de tel ou tel bord politique car il y a à mon sens un réalisme économique qui fait que des salariés sont dépendants d’une entreprise.

 

Sans entreprise, il n’y a plus de création de richesses et donc plus de salariés.

Cela semble évident dit comme ça, pourtant des millions d’emplois ont été perdus en ayant oublié ce constat simple et universel.


On veut interdire les licenciements sans se demander pourquoi les entreprises licencient. Et surtout sans imaginer des solutions qui leur permettraient de ne plus avoir à licencier.

 

On veut obliger les entreprises à embaucher en rendant les heures supplémentaires moins attractives.

Bien, mais comment on fait quand on a un besoin ponctuel. A la fin, c’est toujours le salarié qui va trinquer. Celui qui faisait des heures sup n’en fera plus ou même s’il en fait, son bulletin de salaire sera bien plus maigre qu’avant.

Et là, on ne touche pas les rentiers ou les patrons du CAC40 mais des gens simples qui auront un peu moins pour vivre ; tout simplement.

 

Le travail noir qui ne s’est jamais aussi bien porté, surtout depuis l’avènement des 35 heures se voit offrir un plat de roi avec le travail déclaré qui devient encore moins accessible qu’avant.

 

On pense qu’en coupant le gâteau en plus de parts, on va contenter plus de monde. C’est vrai pendant un certain moment mais il arrive un stade où les parts sont tellement petites que tout le monde a faim.

 

On ne pense surtout pas à favoriser celui qui fait le gâteau pour qu’il puisse en faire un plus gros et ainsi rassasier plus de monde.

 

Je dois sûrement être la dernière à vendanger à la main dans notre petite région sinistrée. C’est un effort financier important pour moi. Maintenant, les heures supplémentaires que nous passons pour trier me coûteront encore plus cher. Jusqu’à quand pourrai-je le supporter avant de craquer et appeler la machine à vendanger ? Je n’ai pas encore la réponse.

Un jour, on nous obligera sûrement à embaucher tous les vendangeurs en CDI ou à financer des plans sociaux à la fin des deux semaines de vendanges !

 

Quand les dirigeants de notre pays de droite comme de gauche arrêteront-t-ils de se comporter vis-à-vis des entreprises selon des principes issus du Front Populaire ?

 

Entre le libéralisme débridé et l’obscurantisme recroquevillé, n’existe-t-il pas une voie de raison permettant l’épanouissement personnel dans une entreprise libérée des contraintes contreproductives ?

 

 

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commentaires

Isabelle 02/08/2012 08:20

Beau billet!

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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