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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 11:12

 Vous savez tous que j’ai une forte sensibilité vis-à-vis de la lutte contre les sangliers qualifiés de nuisibles. On les pourchasse en regardant les dégâts qu’ils font sans se poser la question du pourquoi des choses, c'est-à-dire la raison de ce déséquilibre malgré tout bien réel.

 

Mais cette vision des choses n’est pas mon propos du jour.

 

Si j’ai décidé de prendre la plume sur ce sujet, c’est pour dénoncer une vraie imposture.

Toutes les semaines, des battues sont organisées pour détruire ces nuisibles. On en tue et on en tue. Puis, on congèle les morceaux avant de faire un bon gros repas de chasseurs.

 

Jusque là, rien d’aberrant sinon qu’on peut avoir des doutes sur les motivations de toutes ces têtes à casquettes fluo qui colonisent les champs, les vignes et les bois.

 

Le sentiment devient plus circonspect quand on rencontre de la nourriture amenée aux sangliers toute l'année pour qu’ils grossissent bien et qu’ils soient bien gras et bien dodus lors des repas de chasse ; comme le montre la photo avec pain et noisettes…

Parfois, c’est du maïs amené régulièrement à ces braves bêtes !

 SANGLIER.jpg

C’est vrai pour les sangliers, mais je pourrais faire un copier-coller avec les cervidés.

 

Lors des battues, on ne tire pas sur les femelles pleines. Sursaut de moralité dans ce monde de chasseurs ? Pas du tout ! Si on tue les mères, il n’y aura plus de petits et donc plus de petits marcassins tendres à souhait ou de jeunes cerfs moins durs que les adultes lors des prochains repas de chasse. CQFD…

 

La défense des cultures ne serait donc qu’un alibi pour se donner la matière première pour organiser quelques bons repas à base de gros gibier.

 

Tout comme Paris valait bien une messe, un petit cochon bien grillé vaut bien quelques entorses à la politique de lutte contre les nuisibles…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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