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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 10:14

 

Après le temps des vœux et même en même temps que les vœux, c’est le moment de faire l’inventaire en fin d’année.

Je devrais dire des inventaires car il faut tout compter et pas uniquement les bouteilles.

 

Pour ces dernières, c’est vite fait chez nous car le bâtiment est pratiquement vide actuellement. Le plus compliqué, c’est de recompter les commandes prêtes à partir et en attente de retiraison.

Mais en 10 minutes, tout compris, la chose est entendue.

 

Le plus spectaculaire, c’est le comptage des capsules CRD (fiscalisées) dont la tenue des stocks se fait à l’unité près. Je dois reconnaitre que de toutes les administrations avec lesquelles j’ai des relations, les douanes semblent la plus pragmatique.

Elles intègrent le fait qu’on peut se tromper et qu’il est bien plus facile et logique de le dire et de repartir sur de bonnes bases plutôt que de maintenir des années une petite erreur en pensant ainsi éviter la chaise électrique. Ce qu’ils demandent avant tout, c’est la bonne foi de leur interlocuteur ; ce qui la moindre des choses.

 

Donc, comme à chaque fois, il a fallu compter et recompter les lignes de capsules et comparer aux stocks théoriques , vérifier qu’on n’a pas oublié une couche au fond de la caisse,.... Le plus long, c’est évidemment quand il y a des lignes entamées.

 

C’est une routine que tout vigneron connait bien.

 

Quand je recompte mes capsules une à une pour être bien en règle avec la loi, j’ai toujours une pensée amère pour ces jeunes de 18 ans, sans fortune connue et sans ressource et qui paradent sans compte à rendre, avec des voitures de 50000€ pendant que leurs grands frères, aux minima sociaux, sont passés à la taille au dessus avec Porsche Cayenne et autres véhicules de prestige.

 

J’ai du me tromper de secteur économique !

 

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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