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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 07:50

 

 

Il y a maintenant presque une semaine que la grêle s’est abattue sur notre vignoble. Il faut vivre avec cette réalité.

 

Le plus terrible dans « l’après », c’est que le déluge d’eau a détrempé durablement les terrains ; rendant le passage de tracteurs plus incertain.

 

Après deux jours d’attente, les vignes à 2 m ont enfin pu être poudrées puis traitées par mon beau père qui a montré une fois de plus sa totalement maitrise de la conduite des tracteurs.

Ce fut délicat, mais il s’en est sorti sans dommage.

 

Par contre, pour les vignes à 1 m, les choses sont bien différentes. Jusqu’à samedi, rien n’a été tenté pour les traiter. Il suffisait de se promener dans les parcelles pour se rendre à l’évidence ; la pluie, sur des sols tout juste labourés les avait rendus détrempés pour longtemps.

Je comptais sur la venue de Jean-Michel, vendredi soir pour sauver la situation.

Après inspection, il m’a fait part de son scepticisme et préféré laisser le sol se ressuyer 1 jour de plus.

 

Ainsi, samedi matin, nous avons pu faire...des caisses ! Comme tous les samedis. Heureusement, devrais-je dire !

 

Puis, samedi après-midi, Jean-Michel s’est concentré avant de monter dans l’enjambeur.

Il n’était pas très optimiste et savait qu’il allait vivre des moments intenses.

Ses craintes étaient largement fondées car il n’a pas pu faire deux passages dans la parcelle. Le tracteur s’est mis en travers, a couché plusieurs piquets et a failli rester enlisé.

 

Puis dimanche, c’est la pluie qui est revenue supprimant tout espoir pouvoir traiter.

 

On en est donc revenu au point de départ.

 

L’ambiance n’était donc pas des meilleures pour profiter de la fête des mères. Heureusement, les attentions de mes enfants ont fait oublier quelques secondes la rudesse du moment.

 

Pour ma part, j’ai allumé une bougie en souvenir de ma maman et de celle de Jean-Michel ; toutes les deux disparues mais présentes dans nos cœurs d’éternels enfants.

 

Maintenant, il faut trouver des solutions alternatives pour protéger les parcelles et les réconforter après le traumatisme.

Rien n’est jamais simple…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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