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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 10:06

Ce n’est pas un scoop que d’annoncer après les vendanges que les moûts fermentent. Mais quand ça arrive, un vigneron est toujours content de l’annoncer à tout le monde. C’est comme ça ; la fierté et peut-être aussi une façon de se dire à lui-même qu’il y est arrivé et que le vin est là, presque papable.

 

Dans le chai et même dans la maison attenante, les odeurs ont changé. Les arômes de fermentation envahissent tout. Comme toujours chez nous, la fermentation a débuté seule "quand c'était le bon moment".

Pour le moment, le parfum d’ambiance c’est agrume, pamplemousse pour être plus précis.


Chaque année est différente de toutes les autres. On croit toujours pouvoir la rapprocher de telle autre pour certains aspects, mais ce n’est jamais totalement la même chose.

 

La caractéristique du blanc 2011, jusqu’à maintenant, c’est la difficulté que nous avons eue pour clarifier les jus ; du jamais vu au Champ des Treilles.

Heureusement, rien de grave.

 

Pourtant, dans les relations subtiles que nous entretenons avec la vigne et le vivant au sens large, on est toujours enclin à se demander si un détail nouveau ou différent pour le vin n’est pas le résultat d’une action que nous avons pu avoir dans la vigne et dont nous n’avons pas forcément maitrisé toutes les conséquences.

 

Comme je le dis toujours, le vivant est une sorte de grande toile d’araignée. Chaque fil aussi fin soit-il, a sa propre signification dans l’équilibre global. On ne peut pas agir sur l’un sans modifier l’ensemble. C’est une leçon d’humilité permanente.

 

Mais pour l’instant, l’heure n’est pas à la philosophie mais plutôt à profiter de ce vin nouveau en devenir qui embaume mon environnement et qui excite mes papilles.

 

Vivement la mise en bouteilles…

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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