Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 09:24

C’est fait, la mise en bouteille des rouges 2008 est faite.

Le lecteur l’aura compris, cette opération est une étape que je redoute fortement par peur de l’oubli de tel ou tel fourniture, de l’erreur durant l’opération,…

Une année, alors que nous faisions aussi l’étiquetage en même temps, un des opérateurs du prestataire a pris l’initiative d’aller chercher lui-même un rouleau d’étiquette dans le stock pour finir les quelques dizaines de bouteilles qui restaient encore à faire.

J’étais sûrement à quelques mètres de là, affairée à autre chose.

Il a pioché dans la mauvaise caisse ; celle qui contenait les mêmes rouleaux d’étiquettes mais sans le marquage du millésime. Pour des questions de coût, je faisais imprimer des étiquettes pour deux ou trois ans et ensuite. Le millésime était quant à lui « repiqué » à la demande en fonction des besoins.

 

Malheureusement, pour les étiquettes non millésimée et déjà collées, pas d’autre solution que le décollage manuel et l’huile de coude !!

 

Donc, maintenant je reste totalement concentrée et disponible pour alimenter la chaine en fournitures. On ne supprime pas le risque d’erreur mais il est bien réduit.

 

Enfin, ce ne sont que de petits problèmes.

 

Le 2008 est en bouteilles et là aussi, c’est une page de notre vie qui se tourne. Il faisait partie de notre vie depuis bientôt deux ans et maintenant, il va commencer une nouvelle vie. Il entre dans l’âge adulte et va quitter ses parents.

 

J’espère seulement que les consommateurs qui le dégusteront pourront ressentir toute  l’émotion qu’il y a eu dans l’élaboration de ce vin, du pied de vigne au dernier soutirage.

 

De mon côté, c’est sûr cette émotion, elle m’envahit à chaque gorgée.

 

Et en plus, je le trouve très bon !!!

Partager cet article

Repost 0

commentaires

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche