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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:57

Avec l’approche des floraisons, nous venons de réaliser un traitement biodynamique avec de la silice de corne sur nos prairies. Le but est de donner à nos abeilles la meilleure nourriture qui soit.

 

Evidemment, nos prairies sont permanentes et pas artificielles, c'est-à-dire semées. Quand on parle de biodiversité (le mot m’énerve toujours autant) il ne peut pas en être autrement. C’est toujours la même chose, y compris dans la vigne, les herbes qui poussent à un endroit sont adaptées à cet endroit et vont d’une certaine manière servir l’endroit grâce aux principes actifs qu’elles contiennent, à la forme de leur racine plus ou moins plongeante,…

Implanter des végétaux extérieurs, c’est d’une certaine façon, renier l’endroit, l’asservir et pas le respecter.

 

Nos abeilles ont donc en face de leur balcon, plusieurs hectares de prairies permanentes qui disposent d’une diversité impressionnante.

Ainsi, elles auront à leur disposition une grande variété de fleurs, première étape indispensable pour envisager une bonne santé des ces insectes.

Ces fleurs doivent être locales et adaptées au régime alimentaire de l’abeille. Dans la nature, les choses sont bien faites et les fleurs se succèdent dans un ordre qui  ne doit rien au hasard.

On comprend alors que les jachères fleuries et autres inventions de « biodiversité » ont des effets néfastes sur l’insecte, même si elles partent parfois de bonnes intentions.

 

Le placement de ruches dans des monocultures est aussi totalement néfaste à  l’insecte. Cela répond à une vision partielle du problème en ne regardant que les bienfaits pour la culture mais pas le prix payé par l’abeille. Imaginons une personne qui ne mangerait que des magrets de canard à tous les repas pendant des semaines. C’est la même chose avec l’abeille dans un champ de tournesol.

 

Le traitement biodynamique leur donnera, par fleur interposée, un supplément de santé et les « forces de vie » qui font défaut aux abeilles modernes et qui les rendent sensibles à tous les maux.

 

Le monde est un tout. Les abeilles n’y échappent pas et nous non plus. Et c’est très bien ainsi…

 

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Corinne Comme - dans Divers
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commentaires

eric 04/06/2012 22:13

Bonjour Corinne,

Pas trop de dégâts avec le frelon asiatique ?

Eric

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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