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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 19:40

Le temps nous rappelle que l’hiver n’est pas encore terminé. Les images à la télé semblent être sorties des films catastrophe.

Pourtant, ce week-end nous avons connu un temps de printemps avec des conditions suffisamment douces et sèches pour qu’on puisse sortir l’enjambeur afin de faire un traitement biodynamique.

L’engin n’avait pas démarré depuis la fin des vendanges, lors d’un autre traitement biodynamique, destiné lui à aider la vigne à aller vers sa mort programmée dans la sérénité.

 

 

mt.jpg
Cette fois-ci, alors que la vigne est encore dans cette mort provisoire pour quelques semaines encore, nous avons pulvérisé un cocktail « revigorant » pour le sol et la plante.

 

Il y avait toutefois une innovation par rapport aux années précédentes. L’argile que nous utilisons n’est pas issue du commerce mais d’une de nos parcelles de vigne. Bien-sûr, c’est moins simple que d’ouvrir un sachet et de le verser dans l’eau.

Dans le cas présent, il a fallu se rendre à un endroit du vignoble très riche en argile, enlever le dessus du sol, puis prendre de l’argile la plus pure possible.
Ensuite, il y a quelques jours de préparation pour obtenir l’argile souhaitée.

Donc du travail et de l’attention mais à la fin un vrai produit vivant et que l’on aime toucher.

Ainsi, c’est l’argile de l’endroit et une argile que mes pieds de vigne connaissent.

Une des grandes erreurs de notre société moderne est d’avoir oublié le caractère vivant des choses. L’argile du commerce, même bio est morte car passée par de nombreuses manipulations.

C’est la même chose avec les composts. Certes ils sont tous fermentés (théoriquement), mais certains ne contiennent que des produits dénués de « vie » ou même stérilisants comme les écorces de pin, voire même des déchets d’animaux morts et pas toujours sains. De tels produits ajoutés au sol auront des difficultés à transmettre des forces de vie à la terre et aux cultures.

 

Pour en revenir au sujet, c’est notre fils Thomas qui a conduit le tracteur pour ce traitement. Après 5 années de jobs d’été passés à conduire les tracteurs à Pontet-Canet, on peut dire qu’il sait faire.

Et je pense il le fait avec beaucoup de plaisir.

 

Et quand on est dans la vigne avec plaisir, c’est le début du bonheur pour les gens et pour la vigne aussi !

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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