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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:51

Les années se suivent et se ressemblent.

J’ai encore bien en tête le jour de préparation de la dernière tisane de 2009 en Août dernier. Pourtant,  il faut déjà recommencer !

 

Le cérémonial de la récolte des plantes dans les marais de Pontet-Canet, du séchage, du stérilisateur sur la cuisinière à gaz,… Tout cela va reprendre !

 

Pour le moment, l’ortie vient encore du stock séché l’an dernier. J’attends encore un peu avant d’aller en couper car elle est un peu petite pour le moment.

 

Les autres plantes sont fraiches et reflètent en partie mon état d’âme car je choisis le type et les quantités en fonction de mon ressenti du moment. Donc, si je suis optimiste ou pas, les tisanes peuvent changer pour des efficacités différentes ; et donc dégager des odeurs différentes.

 

Une chose reste constante : on peut toujours en boire sans risque. Ce n’est pas encore le cas avec les produits de la lutte raisonnée, même s’ils se sont estampillés « biodiversité ».

 

Lorsque j’ai l’air de trouver pesant la préparation des tisanes, j’exagère fortement. Bien-sûr, c’est beaucoup plus fastidieux à préparer que d’aller chercher une boite de pesticide sur une étagère.

Mais avec la tisane, j’ai l’impression ou la conviction que je vais faire du bien à ma vigne.

On fait toujours ce que l’on sait faire de mieux pour ses enfants. Et comme mes pieds de vigne sont un peu comme des enfants pour moi, je leur prépare le meilleur avec tout mon amour.

 

Jean-Michel le sait bien car il me laisse toujours mettre les plantes. Il m’aide à porter le récipient et souvent conduit le tracteur pour le traitement, mais il ne prépare jamais la tisane.

C’est une sorte de rite à la maison.

 

Dernier détail, à part un peu de temps, les tisanes ne coûtent rien à produire.

Il n’y a rien à gagner pour les pros de la chimie de synthèse, même « biodiversitante ».

 

C’est peut-être pour cela que ce type de lutte naturelle ne se développe pas vraiment.

Qui sait ???...

 

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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