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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:48

Après la fin des fermentations malolactiques, voici venu le temps des soutirages des cuves de rouge 2012.

Jusqu’alors, le vin était très chargé en sédiments. Là, une partie d’entre eux s’est déposée au fond de la cuve.

soutirage1.jpg

 

Ces lies, qu’il faut enlever  sont destinées à rejoindre une distillerie. Au titre de la production de vin, les viticulteurs doivent à l’Etat une quantité d’alcool pur en proportion de leur production. Donc, tous les sous-produits de la vinification (lies et marcs) sont récupérés par un distillateur pour en extraire l’alcool et participent ainsi au paiement de cet impôt en nature.

 

Après le vidage total de la cuve, c’est le moment du nettoyage. A cette époque de l’année, l’intérieur des cuves est très sale. Les dépôts de tartre se mélangent à la lie. Il faut donc passer beaucoup de temps à nettoyer.

 

Heureusement, nous disposons maintenant de nettoyeurs à haute pression pour décoller ce qui refuse de s’en aller au jet d’eau tout simple.

 soutirage2.jpg

soutirage-3.jpgQuand les gens imaginent de l’extérieur la vinification et l’élevage des vins, ils n’estiment pas du tout que l’essentiel du temps de travail concerne uniquement le nettoyage.

Pour vider ou remplir une cuve, c’est finalement rapide et simple. En une heure dans le pire des cas, la chose est entendue.

Pour le nettoyage, entre le moment où la cuve est vidée et celui où elle peut à nouveau resservir, il faut largement compter une heure et plus vraisemblablement deux heures.

Pendant ce temps, il aura fallu laver, brosser, gratter,… Bref, se transformer en parfaite petite Cendrillon de la vinification.

Je ne sais pas si j’aurai un jour la chaussure de Cendrillon car pour le moment c’est plus généralement les bottes que je dois enfiler !

 

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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