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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 09:21

 

En attendant la complète maturité des rouges, on prépare déjà le labour d’automne. Pour intervenir dans les parcelles, il faut au préalable qu’elles soient vendangées.

C’est évidemment le cas pour le tiers du domaine planté en cépages blancs.

 

L’autre condition est l’arrivée de la pluie pour rendre le sol moins dur. Pour le moment, il n’est pas question de faire la moindre tentative.

Dans nos sols argileux, la moindre pluie peut rendre tout labour irréalisable et si la pluie dure, on peut alors considérer que rien ne pourra se faire.

L’idéal serait une petite pluie fine et pénétrante qui ensuite s’arrête pour nous laisser commencer nos labours.

 

Mais vous savez, la nature a sa propre logique et n’a rien à faire de nos petits travaux.

 

Pour être prêts à temps, Jean-Michel a préparé la charrue.

 

CHARRUE-JM.jpg

 

CHARRUE-JM2.jpg

J’en ai déjà parlé ici même plusieurs fois ; nous envisageons notre démarche de respect de l’environnement dans sa globalité. Il ne faut pas s’arrêter à la seule utilisation de produits naturels. Notre approche se veut la plus globale possible pour, par exemple, avoir une consommation de carburant faible en limitant le nombre de passage de tracteur et en utilisant des outils de travail du sol simples.

 

La charrue en question est un exemple de simplicité et de longévité. Elle a été construite il y a 50 ans et fonctionne toujours. Les pièces d’usure sont disponibles dans le commerce.

Elle est totalement modulable. En quelques dizaines de minutes, on passe de la configuration printemps CHARRUE-PRINTEMPS.jpgà celle d’automne.

 

CHARRUE-AUTOMNE.jpg Tout se règle et se déplace facilement et surtout simplement.

 

 

Rien ou presque ne peut arriver.

Entre un age d’un soc tordu et quelques boulons usés à changer, on doit bien être à 150 euros de réparation… en 50 ans.

Et il n’y a pas de raison que la charrue ne dure pas 50 ans de plus.

 

C’est du vrai « développement durable » ! J’utilise les guillemets car je déteste cette expression, version plus large de « l’agriculture raisonnée » ; c'est-à-dire une version bla-bla du respect de l’environnement.

 

Mais revenons à nos moutons…

Nous attendons donc la pluie pour ameublir les sols, en espérant qu’elle ne dure pas trop longtemps car il y a encore toutes les parcelles de rouge à finir de murir…

 

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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