Nous venons de préparer le passage du Fioul au nouveau carburant idiot, le GNR ou Gazole Non Routier.
J’en parlais il y a quelques jours. J’ai donc du acheter une cuve et son équipement pour 1000 euros.
L’ancienne cuve, qui donnait toute satisfaction va partir à la ferraille.
Pour le moment, les deux cuves cohabitent le temps que la transition soit faite pour tous les tracteurs.
Ensuite, Jean-Michel a tiré une ligne électrique pour alimenter le moteur de la pompe.
Avant on remplissait avec un robinet en bas de la cuve et un bidon à fioul. Mais maintenant, plus question d’utiliser la gravité pour tirer du carburant. Les risques de fuite… Personne n’a jamais
du perdre une goutte de carburant par cette voie mais un décideur plus fort que les autres a du entrevoir cette éventualité. Donc maintenant, il faut un moteur et de l’électricité pour tirer du
carburant.
Exit aussi le bidon qui était une solution trop simple pour les petites structures comme les nôtres.
Le bidon avait l’avantage de responsabiliser celui qui s’en servait à la quantité de carburant qu’il mettait dans le réservoir. On avait toujours tendance à se limiter à un bidon avec la volonté de faire avec, pour ne pas avoir à en remplir un autre.
Maintenant, on a un pistolet. Il suffit d’appuyer sur la poignée et le carburant sort tout seul. On a bien l’indication des quantités transférées (du moins si la pile est toujours en état), mais ce n’est pas pareil.
C’est comme payer ses achats en liquide et avec une carte bancaire. Dans le premier cas, on a pleinement conscience de la dépense. Et plus on dépense, plus il faut mettre de billets dans sa main. Dans le deuxième cas, c’est beaucoup plus immatériel et la position de la virgule importe peu. Par contre, le banquier lui continue de compter !
Après, il y a le choix entre le GNR-été et le GNR-hiver ou le GNR été-hiver. Pour moi, pas vraiment de choix pour le moment car c’est du GNR d’été qui a été livré. Donc, j’ai pris le minimum de volume car nous arrivons en fin de saison et les consommations de carburant vont fortement baisser. J’espère ne pas tomber en rupture pendant les vendanges.
Puis, il va falloir vidanger les réservoirs des 3 tracteurs, ainsi que les circuits de carburant et enfin changer les filtres.
Enfin, le sésame nous sera accessible : rouler avec un carburant stupide, généré pour des questions bassement politiques.
C’est quand même facile de faire des lois pour réparer ses erreurs.
Si l’état était viticulteur, il ferait une loi pour obliger tous les ménages français à acheter quelques caisses de vin.
Et pof, plus de stock !
