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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 06:50

Depuis de nombreuses années, la culture biologique représente pour moi un vrai engagement vers un respect plus important de l’environnement.

J’ai beau chercher tout autour, c’est ce mode de culture qui est le dénominateur commun et le point de départ de toute action réelle en faveur de la nature.

 

Et bien non : poisson d’Avril !

 

Avec l’aval du ministère de l’environnement, on peut utiliser pesticides sur les cultures, désherbants chimiques et tout le cortège d’absurdités qui va avec, et être dans une logique de développement durable !

Et pour en rajouter vis-à-vis du consommateur, on pourra même bientôt communiquer en l’affichant fièrement sur les produits que l’on élabore. Chacun y allant de son label auto-proclamé et mettant en avant soit une abeille perdue dans le vide lunaire d’un monde privé de toute herbe, soit d’une pauvre orchidée trouvée par hasard loin des vignobles,…

 

Pour faire bon poids bonne mesure, on se réattaque aussi aux plantes utilisées en tisanes par les agriculteurs bio pour protéger les cultures.

Il y a quelques mois, l’interdiction du commerce de l’ortie séchée ayant fini dans un flop tant la cause et les arguments étaient risibles, on nous en ressort une couche à l’heure actuelle.

 

Je suppose qu’entre temps, les lobbies phytopharmaceutiques ont pu aiguiser leurs armes et affiner leur stratégie en trouvant des angles d’attaque moins ouvertement ridicules.

 

Qui est dindon de la farce ? Le consommateur bien-sûr qui va acheter des produits qui ne sont pas ce qu’ils annoncent.

 

A chaque scandale, alimentaire ou autre, on se dit qu’on ne nous y reprendra pas.

Pourtant la fois suivante…

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commentaires

marc 01/04/2011 20:15


Chère Corinne, J'ai appris que le "développement durable"... ce concept, venait de personnalités importantes du monde des finances qui s'apercevant, il y a une trentaine d'années que le
développement économique tel qu'il était pratiqué depuis le XIX° allait poser des problèmes écologiques sérieux, et que, de peur qu'il y ait une contestation politique de la notion de croissance,
ont inventé ce libelle afin de sauver l'idée de développement économique. Comme quoi, il n'y a pas que les écolos qui ont prédis les problèmes actuels, il y a aussi des gens dont on pense qu'ils ne
pensent qu'aux chiffres du Cac40... en oubliant qu'ils lisent et comprennent le monde comme beaucoup d'autres, sauf qu'ils ne veulent pas passer d'une mercedes à une clio électrique. Leur invention
est habile car elle fait consensus: beaucoups de monde veulent un développement et pas le retour en arrière, beaucoups de monde veulent que le développement soit protecteur de l'environnement. Et
le bio doit se battre contre cette autre vision... et ce ne sera pas facile. La peur de ces financiers venaient d'un possible rejet de la population occidentale d'un développement dangereux. Ils
n'avaient pas prévu que la Chine et l'Inde allaient se joindre au développement... tout court. Leur concept prend encore plus de forces... malheureusement. Il ne suffit pas d'avoir raison, faut-il
encore convaincre les autres... quelquefois, c'est très difficile.


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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