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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:51

 Samedi, nous avons soutiré toute la récolte 2010, blanc et rouge. Vous pourriez me dire que ce n’était pas bien difficile tant elle était petite. Facile mais un peu vrai.

 

Mais ce que les gens ne savent pas forcément, c’est que le temps de soutirage n’est pas forcément proportionnel à la quantité de vin. Grosse quantité, grosse cuve. Petite quantité, petite cuve. Et pour laver une petite cuve ou une grosse, le temps est sensiblement le même.

Le temps de préparation des pompes, cuves et tuyaux est le même.

Donc, en soutirant de grosses cuves, on ne met pas forcément bien plus de temps.


Je n’ai jamais compté précisément la répartition du temps entre le pompage et tout le reste. Mais approximativement, on peut dire qu’il ne représente qu’un tiers du temps total de l’opération.


Je m’épanouis dans mon métier de vigneronne car j’aurai passé ma vie à frotter, gratter, nettoyer ; bref, faire le ménage. Et dans le travail du chai, c’est surtout du nettoyage et du rangement.

 

De l’extérieur, on voit souvent le travail du chai ou la vinification comme des opérations excitantes presque magiques. Certes, mais pour une minute d’excitation, il doit bien y en avoir 10 de nettoyage. Pas très glamour.

 

Pendant le temps de pompage, je pensais toute seule à l’évolution de ce métier. Combien de techniques, montées en flèche ont franchi la barre de la décennie ?

Effectivement, dans un monde en quête de sensation et de reconnaissance rapide, combien de solutions présentées comme géniales, incontournables ont pu se pérenniser ?

Que reste-t-il des malo en barrique ? en dehors de quelques domaines ou quelques barriques « primeur » par domaine, pas grand-chose.

De l’élevage sur lies sans souritage ? Ceux qui l’ont généralisé comme l’arme absolue pour la gloire, ne sont ni plus ni moins glorieux 10 ans après ; si ce n’est ceux qui le font faire et qui ont bien pris garde de faire autre chose entre temps…


Ainsi va la vie…

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commentaires

Heno Pascale 18/01/2011 23:29


Bonjour ma très chère Corinne,

Reconnaîtras tu du 1° coup d'oeil mon nom marital ?

Je suis très émue de tomber "par hasard" sur ton blog et sur les photos de Laure et de toi et j'en ai les larmes aux yeux !
Cela fait combien d'années que l'on ne s'est pas revu mais je pense souvent à toi et j'ai conservé les dernières photos que tu m'avais envoyées.
La vie a filé à toute allure depuis la naissance de nos jumelles Louise et Amélie (bientôt 10 ans en mai).
Juliette a maintenant 16 ans et passera le bac de Français en Juin, Maurine aura 14 ans en Juin et est en 4°.
Nos séjours dans les Landes se sont très espacés et nous descendons qu'une fois/ an voire 2 fois si Noêl nous rassemble.
Je souhaiterais vivement que l'on se voit cette année surtout que nous avons prévu une escapade bordelaise pour le 14 Juillet.
Avez vous prévu de venir acheter du Champagne vers Reims ?
On pourrait s'y retrouver. Ce n'est qu'à 2 h de chez nous.

Je suis tombée sur ton blog en préparant une séance d'oenologie pour Jeudi 20 janvier en je souhaitais parler des Pauillac. Tu sais je suis toujours passionnée par le vin bien que je ne m'occupe
que de proteines de blé.
J'ai plein de choses à te raconter.
A bientôt de tes nouvelles.
Bises.
Pascale Baudoux, ta copine de la MSTA de Bordeaux.


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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