Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:09

Je suis une fan de Stephen King dont j’ai lu une bonne partie des livres. Dans l’ouvrage « Simetière », il dit que lorsqu’on a creusé une tombe, il manque toujours de la terre à la fin pour reboucher le trou.

J’ai toujours gardé ce passage en mémoire.

Maintenant que je suis viticultrice, j’ai pu maintes fois constater la même chose avec les transferts de vin.

Si on vide une cuve et que l’on renvoie le même vin de nouveau dans la cuve d’origine, à la fin il manque toujours un peu de vin. Je ne parle bien entendu pas de la lie qui a été isolée.

Je parle du vin lui-même dont on ne retrouve pas l’exacte quantité du départ. La différence n’est jamais importante, mais il manque quelques litres.

La situation est identique lorsque par exemple, on veut faire deux bouteilles à partir d’un magnum normalement rempli. A la fin, il manque toujours un peu de vin dans l’une des bouteilles. Au début, je ne suis dit que la bouteille de départ ne devait pas être totalement pleine. Mais en faisant l’opération inverse, en reversant le vin dans le magnum, il manque toujours un peu de vin.

C’est un mystère.

Maintenant, je le sais et je prévois toujours un peu de vin supplémentaire lors des préparations d’échantillons et je sais que lors des transferts de vin en cuve, il faudra avoir  un appoint de vin pour compléter.

La physique n’explique décidément pas encore tout !!!

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

gus 15/02/2010 21:13


Peut être tout simplement le dégazage(co2)qui a lieu lors du soutirage.Ce phénomène est bien connu dans les citernes routières ou l'on dit que le vin se "tasse".
Bonne soirée.


marc 14/02/2010 21:04


Il y a la part des anges... on la connait. Peut-être est-ce la part d'Hermès? Qui sait!


Isabelle 11/02/2010 08:48


Une explication pour l'écart des stocks à la fin de l'année!


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche