Mardi soir, un véritable ouragan s’est abattu sur notre secteur. Ayant des visites toute la semaine, j’étais sur place et j’ai pu vivre en « live » les évènements.
Pour accompagner les 44 mm de pluie tombés en quelques minutes, nous avons eu à subir un orage de grêle dévastateur.
Il est difficile de trouver des mots pour exprimer ce que l’on ressent à ce moment-là. Tous les grêlons que reçoit la vigne sont autant de coups que l’on subit dans son corps et dans sa chair.
Au matin, ma première préoccupation a été de faire le tour du vignoble. Je n’ai pas pu retenir des larmes et des cris de désespoir en voyant le spectacle horrible.
Je suis désolée de ne pas mettre en ligne des photos car je pense qu’il y a une certaine impudeur à prendre des clichés de ce ceps mutilés et atteint dans leur intimité.
Après les larmes, on doit d’abord penser à la vigne et à son bien-être même si c’est difficile de parler de bien-être suite à un tel traumatisme.
C’est maintenant qu’elle va avoir besoin de nous et que notre rôle de parent va vraiment devoir s’exprimer.
Même si c’est secondaire, j’ai aussi repensé aux projets qui resteront sur le bord de la route pendant au moins une saison de plus, à l’anniversaire de Jean-Michel, 2 jours avant et qu’il a passé dans son tracteur pour servir la vigne,...
Quelques heures après la tempête, le soleil brillait de nouveau et seules les vignes portaient les stigmates de ces instants destructeurs. La nature avait repris son cours, presque normalement ; histoire de nous rappeler que l’on ne contrôle rien.
C’est dur la vie…

J-Cl. CAPELLE 29/05/2010
Aloha 29/05/2010
Isabelle 29/05/2010
marc 30/05/2010
Raphael 01/06/2010