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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:04

Mardi soir, un véritable ouragan s’est abattu sur notre secteur. Ayant des visites toute la semaine, j’étais sur place et j’ai pu vivre en « live » les évènements.

 

Pour accompagner les 44 mm de pluie tombés en quelques minutes, nous avons eu à subir un orage de grêle dévastateur.

Il est difficile de trouver des mots pour exprimer ce que l’on ressent à ce moment-là. Tous les grêlons que reçoit la vigne sont autant de coups que l’on subit dans son corps et dans sa chair.

 

Au matin, ma première préoccupation a été de faire le tour du vignoble. Je n’ai pas pu retenir des larmes et des cris de désespoir en voyant le spectacle horrible.

 

Je suis désolée de ne pas mettre en ligne des photos car je pense qu’il y a une certaine impudeur à prendre des clichés de ce ceps mutilés et atteint dans leur intimité.

 

Après les larmes, on doit d’abord penser à la vigne et à son bien-être même si c’est difficile de parler de bien-être suite à un tel traumatisme.

C’est maintenant qu’elle va avoir besoin de nous et que notre rôle de parent va vraiment devoir s’exprimer.

 

Même si c’est secondaire, j’ai aussi repensé aux projets qui resteront sur le bord de la route pendant au moins une saison de plus, à l’anniversaire de Jean-Michel, 2 jours avant et qu’il a passé dans son tracteur pour servir la vigne,...

 

Quelques heures après la tempête, le soleil brillait de nouveau et seules les vignes portaient les stigmates de ces instants destructeurs. La nature avait repris son cours, presque normalement ; histoire de nous rappeler que l’on ne contrôle rien.

 

C’est dur la vie…

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commentaires

Raphael 01/06/2010 21:27


Un petit mot pour vous dire que sans vous connaître, si ce n'est à travers votre blog et quelques bouteilles,j'espère que le soleil ne tardera plus et que vous pourrez bientôt panser les plaies.
Pour moi ce désastre arriva en 2009, premier millésime, ce n'est pas oublié mais on y retourne, plus tard, avec abnégation et motivation. Tout simplement par passion. R


marc 30/05/2010 15:34


Une de mes parcelles a été touchée l'année dernière par une grêle sèche et drue! Je comprends ce que vous ressentez... les larmes ont aussi coulé... au mois de juillet après tout le travail de
l'année, à un mois et demi de la récolte. On apprend à être humble. Il faut du courage et de la patience... et je crois que vous en avez. Je pense bien à vous et à votre époux.


Isabelle 29/05/2010 08:09


Alors nous, on connait ça très très et trop souvent. Les larmes m'en montent aux yeux quand je lis votre texte. J'ai encore dans la tête le fracas des grêlons...Pareil que vous, quand elle arrive,
je hurle, je n'ai plus de jambes et je pleure. Nous n'avons rien eu cette fois mais cela va être long jusqu'aux vendanges. Je vous envoie tout notre courage et notre sympathie.


Aloha 29/05/2010 07:54


Contrairement à Iris, Laurent et Manu, je n'ai jamais connu cela mais ai déjà vu des vignes grêlées, c'est dur !!! Bon courage à vous dans cette épreuve !!!


J-Cl. CAPELLE 29/05/2010 01:10


Quel orage en effet ! J'étais mardi soir immobilisé sur la route, au bas de la côte de Saussignac, de retour de chez les Gauthier, (anciens restaurateurs de "la vieille auberge" à Ste Foy)
maintenant très chouettement installés à l'entrée de Bergerac, côté St Laurent des Vignes (La Villa St Laurent, précédemment "Le Mylord"). Et sous l'averse de grêle ma première pensée a été pour
"Le Champ des Treilles" ... Quel coup dur ! Puisse le Ciel panser d'ici les prochaines vendanges les violences qu'il s'est autorisées ce soir-là !
Pour vous rasséréner allez donc voir le dernier film de Colinne Serreau "Solutions locales pour un problème global". J'en sors. RE-MAR-QUA-BLE !


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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