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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 10:07

 Nous venons de réaliser une première pour nous. Des bouteilles de Champ des Treilles sont en partance pour le Brésil !

Je n’arrive pas trop à réaliser mais pourtant, c’est vrai. Nous avons préparé notre commande ce week-end avec une bonne-humeur certaine en pensant au Corcovado ; même si le vin va plutôt se diriger vers Sao Paulo que vers Rio et ses plages mythiques.

Qu’importe, nous avons un nouveau client dans ce lointain pays, je l’en remercie et je m’en réjouis. 

 

Comme souvent, je n’ai pas fait d’effort de prospection et c’est le client qui est venu vers moi. Dans ces cas là, c’est beaucoup plus facile de convaincre un client déjà convaincu !

Je le sais, je ne serai jamais une grande commerciale !

 

Cette histoire est une preuve de plus qu’il existe une place pour tous dans un monde du vin pas si impitoyable que cela ; pour peu que l’on fasse du bon vin et que l’on n’ambitionne pas de le vendre au prix des icônes de Bordeaux.

 

Après les rythmes de Samba et toujours sans quitter ma maison, je me suis dirigée vers l’Extrême-Orient avec la visite d’un étudiant chinois travaillant sur le taoïsme et venu comparer cette culture avec nos 4 éléments occidentaux ; le tout sur fond de biodynamie et de compréhension du vivant et de tout ce qui nous entoure au sens large.

 

La discussion fut passionnante et a bien duré 4 heures. A ce tarif là, il y a eu évidemment une visite du vignoble vécue comme des travaux pratiques après un cours théorique ; puis dégustation (rituelle chez tout viticulteur) d’un vin du domaine ; histoire de bien illustrer les propos …et humidifier une bouche sèche après tant de paroles.

 

De tout cela, je retiens que l’on n’a pas appris grand-chose depuis 5000 ans. Les différentes civilisations ont chacune leur façon de voir le monde dans toute sa subtilité mais au fond, elles disent toutes la même chose avec des mots différents.

 

Certes, on a appris à manier la force pour des résultats plus ou moins positifs. Mais on s’est totalement coupé du vivant et de la nature en oubliant tout cet acquis.

 

Une grande partie de notre travail et de notre réflexion quotidienne dans cette vie de vignerons biodynamistes, consiste à essayer de retrouver quelques bribes de ce savoir perdu.

 

On progresse un peu tous les jours, mais que c’est long et fastidieux.

 

Le plus dommage c’est de penser que l’homme le savait et qu’il ne le sait plus…

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commentaires

LAFON VERONIQUE 05/04/2011 08:45


Bravo, j'espère que vos ventes, vont continuer à se promener dans le monde entier. Nous sommes viticulteurs à Macau en médoc, malheureusement entourés des plus prestigieux châteaux médocains, nous
peinons à survivre, nous peinons pour nous faire connaître, en fait nous galérons. Des idées pleins la tête, mais comment avoir recours à de la publicité trop onéreuse. Reste le bouche à oreille,
mais cela reste insuffisant. Bonne saison.


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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