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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:02

Depuis plusieurs années, nous sommes entrés dans ce que l’on a appelé une crise financière. Cela ne vous aura pas échappé.

 

En appelant « financière » cette crise, on a occulté les causes réelles de la situation que nous subissons maintenant. La vraie raison de tout cela, c’est que depuis longtemps, les pays concernés vivent au dessus de leurs moyens.

Si un ménage ou une entreprise avait eu l’idée de gérer ses comptes comme l’ont fait les pays développés, ils auraient fait faillite très vite.

 

Les politiques de tous bords et leurs conseillers rivalisent d’analyses et de solutions pour sortir de l’ornière. Mais tous ces gens n’ont jamais eu d’autres idées à proposer ou à mettre en œuvre que d’emprunter un peu plus pour financer des dépenses courantes supplémentaires.

 

Et les citoyens, trop contents d’en profiter se sont vite habitués à ce train de vie étonnement généreux.

On en arrive maintenant chez nous à des situations ubuesques avec par exemple une retraite sur 10 payée par l’emprunt, 2 mois par an du train de vie de l’état financés par l’emprunt,…

 

On finance même à crédit nos actions de développement du Tiers-Monde ou la « guerre » en Lybie de Sarkozy et BHL. C’est dire le niveau de délabrement dans lequel nous sommes…

 

Pourtant, personne ni à droite ni à gauche n’a envisagé de mettre l’état à la diète ni d’apporter les nécessaires adaptations à notre modèle « que tout le monde nous envie » et que pourtant personne n’a adopté.

 

Alors, on cherche des rentrées d’argent de misère dans des niches fiscales improbables ou en taxant les sodas.

 

On dirait les caricatures de nobles ruinés dans un château délabré, à  la toiture mitée et qui refusent le travail et le changement en se rattachant à une époque glorieuse et surtout terminée.

 

Cette crise marque donc la fin d’une époque, celle de la dépense inconsidérée faite en toute impunité.

 

Malheureusement je ne me fais pas d’illusions, le syndrome de la mémoire courte frappera encore et on repartira comme avant, dès que le gros de la crise sera derrière nous.

Si toutefois on s’en sort…

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commentaires

Gosselin JN 27/10/2011 08:03


Tu as parfaitement raison...j'adore ta métaphore et tes images...!!!!
On parle partout d'austérité mais la 1ère étape est de mieux faire ce que l'on fait aujourd'hui...mieux gérer l'état au quotidien...les dépenses inutiles sont farmineuses. Mais aucun politique ne
parle pas de "meilleure gouvernance", ces gens là ne se remettent jamais en question. Je préconise les audits externes dans la gestion du public à tous les niveaux!


tardif 26/10/2011 21:10


Bonjour

J'ai bien peur que vous ne soyez victime de ce parallèle, très trompeur, fait malheureusement par beaucoup, entre les finances d'un ménages et celles... d'un État. Or l'un a bien peu de rapports
avec l'autre.

Quelques exemples:

- un ménage est mortel. Il s'endette à l'aune de sa vie et de son parcours professionnel. Un État est "éternel", il n'a pas du tout la même "vision" temporelle.

- un État fait des investissements dont les bénéfices courent sur plusieurs générations (une école, une route, un hôpital...). Il est donc normal et même économiquement sain de les financer par
l'emprunt, pour partager le coût de cet investissement sur plusieurs générations successives des utilisateurs de l'équipement. Il serait même injuste que seule la "première" génération paye le tout
pour l'ensemble des suivantes qui utiliseront aussi l'équipement.

Même si un État a les moyens de payer "cash" de tels investissements, il est donc plus sain de les financer de préférence par l'emprunt (ça ne concerne que les investissements, bien entendu).

A part, peut-être, dans le monde forestier, où l'on plante pour une récolte à la génération suivante, ce mode de gestion est habituellement étranger aux ménages et spécifique des États...

- surtout, la différence essentielle entre un ménage et un État, c'est que ce dernier est en mesure de décider lui-même le montant de ses revenus, puisqu'il a le pouvoir de lever l'impôt et d'en
définir le montant. Et ça change tout!

Et je passe sur bien d'autres différences, telles que la capacité d'un État à lever des fonds sur un marché mondial, sur les garanties qu'il est en mesure de proposer, sur ses capacités à
intervenir sur la création monétaire, sur la réglementation du crédit, etc.

Bref, ce parallèle entre ménage et État n'a aucune valeur économique pour ce qui est de l'endettement et il est même trompeur.

Cordialement. ;-)


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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